Ce que doit contenir une fiche produit : photos, prix comparatif selon l'OIP, livraison et retours, avis clients et données structurées exigées par Google.

Une fiche produit doit répondre à trois exigences différentes à la fois — et aucune n'est optionnelle. La première, c'est ce dont le client a besoin pour décider : photos, prix, disponibilité, délai de livraison. La deuxième, c'est ce qu'exige la loi — en Suisse, qu'un prix comparatif soit réellement pratiqué et que le prix effectif en francs suisses soit toujours affiché. La troisième, c'est ce qu'exige Google si vous voulez que le produit apparaisse dans la recherche et l'onglet Shopping : limites de caractères, taille d'image, données structurées. Cet article passe en revue ces trois couches dans l'ordre, car en pratique une erreur dans l'une d'elles — un prix comparatif qui ne respecte pas l'ordonnance sur l'indication des prix, une photo plus petite que le minimum de Merchant Center — coûte cher, quelle que soit la qualité du texte marketing.
Une fiche produit est une page consacrée à un seul produit (ou à un groupe de ses variantes), construite autour de l'intention d'achat — elle a un prix, un bouton d'ajout au panier et une information de disponibilité. C'est ce qui la distingue d'une fiche technique, qui, dans la pratique commerciale — notamment en B2B et pour les produits techniques — désigne un ensemble de données de spécification, souvent un document à imprimer ou à télécharger, sans élément transactionnel. Si quelqu'un parle de la « fiche produit » d'une boutique en ligne, il parle de la première — une page web avec un prix et la possibilité d'acheter, pas d'un PDF de spécifications.
Google lui-même distingue deux types de pages produit au niveau des données structurées, et cette distinction est un test utile pour savoir à quelle catégorie appartient votre fiche. Le type extrait de produit (product snippet) est prévu « pour les pages produit sur lesquelles les utilisateurs ne peuvent pas acheter directement le produit » — plus de place pour les avis et les détails. Le type fiche de marchand (merchant listing) est réservé aux « pages depuis lesquelles un internaute peut acheter un produit » — avec la taille, la livraison et la politique de retour, et toujours un prix ; « les fiches de marchand nécessitent un élément Offer ». Si votre fiche produit a un bouton « acheter », vous visez le second type — ce qui implique des exigences de données concrètes et mesurables (name, image, offers avec un prix supérieur à zéro et une devise), qui reviennent plus loin dans cet article.
Avant les exigences, il est utile de savoir comment une fiche produit moyenne se situe par rapport aux autres. Le Baymard Institute, un cabinet de recherche spécialisé dans l'utilisabilité e-commerce qui a passé plus de deux ans à tester uniquement la fiche produit, a évalué 344 boutiques américaines et européennes de premier plan, en vérifiant manuellement plus de 18 000 éléments de fiche produit. Résultat : **49 % des boutiques ont une fiche produit jugée « correcte » (decent) ou mieux, 51 % « médiocre » (mediocre) ou pire** (baymard.com/research/product-page, consulté le 5 octobre 2026 — traduction libre). Seuls quelques sites obtiennent aujourd'hui la note « très faible », contre 4 % de sites sous le niveau « faible » en 2021, et aucune des boutiques évaluées n'a atteint le niveau « parfait » ou « état de l'art ».
Un point à garder en tête en citant ce chiffre : la page ne date pas précisément le cycle de benchmark en question, au-delà de la comparaison avec 2021 — traitez « 49 %/51 % » comme le résultat le plus récent disponible de ce programme de recherche Baymard, pas comme un chiffre rattaché à une année précise. L'étude s'inscrit dans un programme Baymard plus large, qui couvre 25 cycles de tests qualitatifs et plus de 4 400 sessions participant-site en « Think Aloud » — une recherche d'utilisabilité, pas un sondage déclaratif, une distinction à garder en tête chaque fois qu'un benchmark d'utilisabilité est comparé à des données de sondage.
Les photos et le choix de variante (couleur, taille, contenance) sont les deux premiers éléments que voit le client, et les deux ont des conséquences qui dépassent la page elle-même. Chaque variante de produit — comme le dit la documentation Google sur la structure des URL pour les sites e-commerce — doit être configurée de sorte que « chaque variante peut être identifiée par une URL distincte » — sous forme de segment de chemin (/t-shirt/green) ou de paramètre de requête (/t-shirt?color=green). Cela a une conséquence pratique : si les variantes n'ont pas leur propre adresse, il est plus difficile de pointer vers une couleur précise depuis une publicité, un flux produit ou un résultat de recherche.
L'image elle-même est aussi soumise à une exigence formelle de Google Merchant Center, pas encore appliquée mais déjà dotée d'une date d'entrée en vigueur. Google écrit : « Nous avons récemment annoncé de nouvelles exigences concernant la taille des images : toutes les images de produits doivent faire au moins 500 x 500 pixels. Ces nouvelles exigences entreront en vigueur le 31 janvier 2027. » En d'autres termes, à ce jour (1er octobre 2026), l'exigence est annoncée mais pas encore active — c'est le bon moment pour fixer une résolution minimale supérieure à 500×500 px à l'avance, plutôt que de corriger tout un catalogue sous la pression d'une échéance en 2027. L'image elle-même ne doit porter ni texte promotionnel, ni filigrane, ni bordure. L'ensemble des exigences de Merchant Center sur les images et les données produit, ainsi que les intégrations de plateformes, sont traitées séparément dans notre article sur Google Merchant Center.
Sur mobile, la galerie et le sélecteur de variante se comportent autrement que sur ordinateur : les miniatures et le sélecteur de couleur ou de taille doivent être assez grands pour être touchés avec le pouce, pas seulement avec un curseur. C'est un principe général de conception des interfaces tactiles, pas un chiffre isolé — mais cela vaut la peine d'en faire une priorité, pas un à-côté. En Suisse, la répartition entre mobile et ordinateur, en part des pages vues, est proche de l'équilibre : StatCounter mesurait ordinateur 51,71 % contre mobile 46,59 % en septembre 2026 (gs.statcounter.com/platform-market-share/desktop-mobile-tablet/switzerland, consulté le 1er octobre 2026) — mais c'est une part des pages vues dans le panel propre à StatCounter, pas une mesure de l'appareil sur lequel les clients finalisent réellement un achat. Nous n'avons pas trouvé d'étude suisse répondant à cette question plus précise, propre à l'achat, pour la citer ici — il n'y a donc pas de chiffre à mettre en regard des données StatCounter ci-dessus — mais une répartition aussi proche de l'équilibre est en elle-même une raison de tester la fiche produit sur les deux tailles d'écran, plutôt qu'une raison de considérer l'un des deux comme secondaire.
Si vous baissez le prix d'un produit, le droit suisse impose sa propre obligation d'information, distincte de celle de l'UE et indépendante de ce que vous jugez « correct » du point de vue marketing. L'ordonnance sur l'indication des prix (OIP, RS 942.211) exige que les marchandises offertes aux consommateurs affichent toujours le prix effectif à payer en francs suisses (art. 3), taxes publiques comme la TVA et suppléments non optionnels compris ; les frais d'expédition peuvent être indiqués séparément (art. 4). Un prix comparatif barré fondé sur votre propre prix antérieur n'est admis que si vous l'avez effectivement pratiqué immédiatement avant — et vous ne pouvez alors l'afficher que pendant la moitié de la période où il a été pratiqué, deux mois au maximum — ou si vous l'avez pratiqué pendant au moins 30 jours consécutifs, auquel cas il peut être affiché sans limite dans le temps (art. 16 al. 1 let. a et al. 3, dans leur teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2025). Un prix comparatif qui n'a jamais été réellement pratiqué est exactement ce que cette règle vise à empêcher.
Quel prix comparatif afficher à côté d'une baisse de prix
Digital Vantage, schéma selon l'ordonnance sur l'indication des prix (OIP, RS 942.211), art. 3, 4 et 16, fedlex.admin.ch
Arbre de décision selon l'ordonnance sur l'indication des prix (OIP, RS 942.211), article 16 dans sa teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2025. Départ : vous affichez un prix comparatif barré fondé sur votre propre prix antérieur. Question 1 : l'avez-vous pratiqué pendant au moins 30 jours consécutifs ? Oui — affichage admis sans limite dans le temps (art. 16 al. 1 let. a ch. 2 et al. 3). Question 2 : l'avez-vous pratiqué juste avant, moins longtemps ? Oui — affichage admis au plus pendant la moitié de cette durée, deux mois au maximum (art. 16 al. 1 let. a ch. 1 et al. 3). Sinon — non admis : un prix comparatif jamais réellement pratiqué est ce que la règle vise à empêcher. En bas : le prix effectif à payer en francs suisses, TVA et suppléments non optionnels compris (art. 3) ; les frais d'expédition peuvent être indiqués à part (art. 4).
Le second aspect du prix, qui n'est pas une obligation légale mais revient régulièrement comme motif de frustration client, est un coût de livraison qui n'est pas visible suffisamment tôt. Baymard, dans son tableau des motifs d'abandon de panier basé sur sa propre enquête auprès d'acheteurs en ligne américains (la page ne précise ni la taille de l'échantillon ni la date de l'enquête), indique que 40 % des répondants jugent les coûts additionnels — livraison, taxes, frais — trop élevés, et que 12 % ne voient pas le coût total dès le départ (baymard.com/lists/cart-abandonment-rate, consulté le 1er octobre 2026 — traduction libre). Ce sont des données de tunnel d'achat, pas de fiche produit — mais la conclusion pratique est simple : si le coût de livraison apparaît pour la première fois dans le panier plutôt que déjà sur la fiche produit, le client l'apprend plus tard qu'il ne devrait. Le détail complet des motifs d'abandon de panier et la façon de concevoir le tunnel d'achat autour d'eux sont traités dans notre article sur l'abandon de panier — où vous trouverez aussi comment la visibilité des moyens de paiement et des frais de passerelle de paiement s'inscrit dans la même logique.
Google a ici sa propre exigence formelle, côté page de destination du flux : la page de destination doit afficher tous les éléments clés du produit — dont le prix — et Google demande de vous assurer « que ces détails correspondent à ceux que vous avez indiqués dans votre source de données produit » ; de même, « un pop-up ou une bannière de téléchargement ne doivent pas recouvrir des informations importantes pour vos clients ». En d'autres termes : le prix transmis à Merchant Center et le prix affiché sur la fiche produit sont formellement deux jeux de données qui doivent coïncider, pas seulement « se ressembler ».
Anatomie d'une fiche produit — ce qu'exigent le client, la loi et Google
Élaboration propre, basée sur l'aide Google Merchant Center, Search Central, l'ordonnance sur l'indication des prix (OIP, RS 942.211) et le Code des obligations, consulté le 1er octobre 2026
Diagramme des éléments d'une fiche produit en trois groupes. Groupe client : photos et variantes avec leur propre URL, prix, disponibilité, délai de livraison, avis. Groupe légal : prix effectif en francs suisses TVA comprise toujours affiché, avec un prix comparatif barré admis seulement s'il a été réellement pratiqué immédiatement avant (ordonnance sur l'indication des prix, OIP, art. 3, 4 et 16, révisée au 1er janvier 2025) ; absence de droit de rétractation légal pour les achats en ligne selon le Code des obligations, donc tout délai de retour est volontaire ; l'obligation d'information produit du règlement européen GPSR ne s'applique pas en Suisse. Groupe Google : titre jusqu'à 150 caractères et description jusqu'à 5 000 caractères dans les données Merchant Center, taille d'image minimale 500×500 pixels appliquée à partir du 31 janvier 2027, un GTIN ou une marque et un MPN, données structurées de fiche de marchand avec prix et devise, interdiction des faux avis dans le balisage review/aggregateRating.
Deux éléments d'une fiche produit tiennent moins à ce qu'elle contient qu'à l'endroit où ils se trouvent — et les deux comptent davantage sur mobile que sur ordinateur, car l'écran est plus petit et la description, les caractéristiques et les avis repoussent facilement le bouton d'achat loin sous le premier écran.
Bouton d'ajout au panier. Le mécanisme est simple : si la description d'un produit est longue (photos, caractéristiques, avis), un client qui la lit sur mobile fait défiler le bouton « acheter » hors de l'écran et doit remonter pour passer commande. Un bouton d'achat fixe (sticky), affiché comme une barre fixe en bas de l'écran quel que soit le défilement du client, supprime cette étape de remontée. C'est un raisonnement fondé sur le mécanisme du défilement, pas une conclusion issue d'une étude publique précise — nous n'avons trouvé aucun élément Baymard gratuit et vérifié à la source (ni d'aucune autre origine) donnant un chiffre pour un bouton d'achat fixe sur mobile ; aucun chiffre ni aucune référence d'étude n'est donc avancé ici.
Vente croisée — « souvent achetés ensemble ». Ici, les données existent, et elles sont précises. Baymard distingue deux types de suggestions sur une fiche produit, qu'il faut garder visuellement séparées : « les suggestions de produits alternatifs aident l'utilisateur à trouver le "bon" produit » contre « les suggestions de produits complémentaires l'aident à trouver des articles supplémentaires pour "compléter" son achat » (traduction libre) — le mécanisme « souvent achetés ensemble ». D'après le benchmark Baymard : « 58 % de tous les grands sites e-commerce ne proposent qu'un seul de ces deux types de vente croisée, ou les mélangent dans le même module » (traduction libre) — plus de la moitié des grandes boutiques n'affichent qu'un seul type ou mélangent les deux dans un module peu clair. Source : baymard.com/research-articles/product-page-suggestions, article du 25 novembre 2014, consulté le 1er octobre 2026 — l'un des textes les plus anciens de Baymard, donc à traiter comme indicatif plutôt que comme un benchmark actuel.
Baymard précise aussi ce dont un élément de vente croisée a besoin pour ne pas être une bannière vide : une miniature de haute qualité, le titre complet et non tronqué du produit (un titre tronqué « est tout aussi néfaste que l'absence totale de titre »), le prix, et la note moyenne des utilisateurs accompagnée du nombre d'évaluations — plus, « si cela se justifie » (traduction libre), les informations de variante et la marque. Selon la même étude, « 68 % des sites du benchmark en version ordinateur omettent au moins un de ces attributs essentiels » (traduction libre) (baymard.com/research-articles/product-page-suggestions-information, article du 23 mars 2021, consulté le 1er octobre 2026) — plus des deux tiers des boutiques, en version ordinateur, ne montrent pas tous ces éléments à la fois. Baymard précise explicitement que le mobile exige le même niveau de détail que l'ordinateur — un module « souvent achetés ensemble » réduit sur mobile à une simple miniature, sans prix ni note, n'est pas une version raccourcie, c'est une version incomplète.
L'emplacement dans la page compte aussi — notre propre appréciation, fondée sur le mécanisme du défilement, pas une conclusion de l'étude citée : une vente croisée placée près du prix et du bouton d'achat (par exemple juste sous le sélecteur de variante) a une chance d'influencer la décision avant qu'elle ne soit prise. Le même module placé sous les avis clients — en pratique, vers le bas d'une longue page sur mobile — atterrit dans une zone morte : un client qui a défilé jusque-là a déjà décidé, ou déjà quitté la page.
C'est la plus grande différence avec l'UE : la Suisse ne donne aux acheteurs en ligne aucun droit de rétractation légal. Le portail fédéral PME, tenu par le SECO, le dit explicitement : « Le droit suisse ne prévoit, pour le commerce électronique, aucun délai de rétractation ou autre droit de retour une fois la commande passée. Le vendeur peut prévoir une telle clause, mais il n'en a nullement l'obligation. » (portail PME, SECO). Les règles de révocation du Code des obligations existent bien, mais elles s'appliquent aux ventes proposées au domicile, au lieu de travail, dans les transports publics ou par téléphone — pas à une boutique en ligne. Le code de déontologie de l'Association de commerce.swiss (Handelsverband.swiss) prévoit un droit de retour de 14 jours, mais il n'engage que ses membres.
La conséquence pratique pour une fiche produit : si vous proposez un délai de retour, c'est un choix volontaire et contractuel, et vous êtes libre d'en fixer la portée et les conditions — mais ce choix doit être indiqué clairement sur la fiche produit elle-même, pas seulement dans les conditions générales, puisque le client n'a aucun recours légal si la fiche n'en dit rien. Là où le règlement européen GPSR exige des informations précises sur le fabricant et la sécurité pour tout produit vendu à distance, aucune obligation équivalente de droit suisse pour les fiches produit en ligne n'a été confirmée dans cette revue de sources — la Suisse n'est pas un État membre de l'UE et le GPSR ne s'y applique pas. Afficher clairement l'identité du fabricant et les informations de sécurité pertinentes reste une bonne pratique qui réduit les litiges, même sans loi imposant précisément ce format à une boutique suisse.
Les informations sur la disponibilité, le délai de livraison et les conditions de retour ne sont pas obligatoires au sens légal, contrairement à la règle du prix comparatif, mais il vaut la peine de les afficher clairement pour une raison plus simple : c'est exactement le type d'information dont l'absence ou l'ambiguïté crée la friction déjà quantifiée plus haut par les données de tunnel d'achat de Baymard — les 40 % qui jugent les coûts additionnels trop élevés, les 12 % qui ne voient pas le coût total dès le départ. Afficher clairement le délai de livraison et les conditions de retour, près du prix — pas seulement dans un onglet séparé « Livraison et retours » que le client atteint rarement avant de décider — est la conclusion pratique à en tirer.
Les mécanismes de livraison et les intégrations avec les transporteurs sont traités dans notre article sur la livraison, et les conditions et le processus de retour dans notre article sur le droit de rétractation.
Si une fiche produit porte des avis clients ou une note balisée avec des données structurées review/aggregateRating, une règle supplémentaire de Google s'applique. Les consignes relatives aux extraits d'avis sont explicites : « N'incluez pas d'avis incités faux ou non divulgués sur votre page ou dans votre balisage de données structurées » — avec pour exemples les avis qui ne sont pas basés sur une expérience réelle du produit et les avis rédigés en échange d'un avantage (argent, remises, bons d'achat, produits sans frais) « qui n'indiquent pas clairement et de manière visible qu'ils ont été rédigés en échange d'un avantage » (consignes sur les extraits d'avis, consulté le 5 octobre 2026). Un avis obtenu contre un avantage n'est donc admis que si cette contrepartie est clairement signalée.
Si vous rédigez votre propre avis éditorial sur un produit (utile pour une page qui tient aussi du guide), les conseils dédiés de Google sur les avis produit donnent des indications concrètes : « Évaluez selon le point de vue de l'utilisateur », « Montrez que vous savez de quoi vous parlez : montrez que vous êtes un expert », « Expliquez ce qui différencie un produit de celui de ses concurrents. » Sur la longueur, Google est direct : « Concentrez-vous sur leur qualité et leur authenticité, et non sur leur longueur, en suivant autant de bonnes pratiques que possible. » — il n'existe pas de minimum de mots formel qu'un avis sur une fiche produit doit atteindre pour « compter » auprès de Google.
Pour qu'une fiche produit apparaisse dans les résultats Shopping gratuits de Google ou dans les annonces, elle doit porter les bonnes données structurées. La fiche de marchand (pages où un produit peut être acheté) exige les propriétés name, image et offers — et offers doit avoir un price supérieur à zéro et une priceCurrency. Ces mêmes données, également transmises sous forme de fichier à Merchant Center, sont soumises à des limites de caractères : le titre ([title]) jusqu'à 150 caractères, la description ([description]) jusqu'à 5 000 caractères — les deux attributs sont marqués « Obligatoire » dans les spécifications des données produit, ce que Google définit ainsi : « Si vous ne le faites pas, aucune annonce ni fiche gratuite ne pourra être diffusée pour votre produit. » Comment rédiger dans ces limites tout en restant convaincant pour le client est traité séparément dans notre article sur le SEO des fiches produit.
Un attribut distinct est le GTIN (UPC, EAN, JAN ou ISBN) : il est « fortement recommandé si le produit est fabriqué à grande échelle et possède un code GTIN », et « la visibilité des produits associés à un code GTIN, mais envoyés sans ce code, est susceptible d'être limitée ». Tous les produits n'en ont pas besoin : les produits de marques de distributeur, les pièces de rechange et les pièces OEM, les produits personnalisés, les livres publiés avant 1970, les objets vintage ou antiquités, et les produits en précommande peuvent s'en passer — Google demande alors la marque et le MPN à la place. Une chose est strictement interdite : « Lorsque vous utilisez des codes produit uniques, vous ne devez pas inventer ni définir de valeurs approximatives. » La question de savoir si vos fiches produit sont même visibles par Google avant que les limites et le GTIN n'entrent en jeu relève d'un audit de référencement e-commerce complet, le reste de la section SEO étant couvert dans notre pôle SEO e-commerce.
Données produit pour Google : type de balisage et identifiant
Digital Vantage, schéma selon Google Search Central (données structurées produit, fiche de marchand) et l'aide Merchant Center (codes produit uniques), consulté le 5 octobre 2026
Schéma de deux décisions sur les données produit pour Google. Décision 1 : le client peut-il acheter le produit sur cette page ? Non — balisage extrait de produit (product snippet). Oui — balisage fiche de marchand (merchant listing) avec les propriétés name, image et offers, et dans offers un prix supérieur à zéro et une devise. Décision 2 : le produit a-t-il un code GTIN attribué (UPC, EAN, JAN, ISBN) ? Oui — transmettez le GTIN ; un produit qui en a un, transmis sans ce code, risque une visibilité limitée. Non — p. ex. marques de distributeur, pièces de rechange et OEM, produits personnalisés, livres publiés avant 1970, vintage ou antiquités, précommandes — transmettez la marque et le MPN. Interdit sans exception : inventer des identifiants ou définir des valeurs approximatives.
Les trois couches ci-dessus — client, loi, Google — portent sur des champs différents et ne posent pas les mêmes problèmes. Un contenu faible ne bloque rien techniquement, il ne convainc simplement pas. Les lacunes légales (un prix comparatif invérifiable, aucune information claire sur les retours) relèvent du droit, indépendamment du fait que quelqu'un le remarque ou non. Les lacunes dans les données Google limitent la visibilité d'un produit, quelle que soit la qualité de la fiche elle-même. Voici les trois réunies en une seule liste à parcourir pour chaque produit :
Une version complète et interactive de cette liste, avec le reste des éléments UX d'une boutique, se trouve sur notre liste de contrôle UX pour boutique en ligne. Si vous préférez la parcourir avec quelqu'un qui s'en charge pour l'ensemble de votre catalogue, contactez-nous.
Baymard Institute — Product Page UX
Baymard Institute — Cart Abandonment Rate Statistics
Baymard Institute — Product Page Suggestions
Baymard Institute — Product Page Suggestions, Information Requirements
Aide Google Merchant Center — GTIN et autres codes produit uniques
Aide Google Merchant Center — exigences relatives à la page de destination
Google Search Central — Rédiger des avis de qualité
Portail PME, SECO — Obligations légales : les lois suisses et européennes sur le e-commerce
Ordonnance sur l'indication des prix (OIP, RS 942.211), dans sa teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2025, Fedlex
Trois groupes d'éléments à la fois : ce dont le client a besoin (photos, variantes avec leur propre URL, prix, disponibilité, délai de livraison, avis), ce qu'exige le droit suisse (un prix comparatif réel selon l'ordonnance sur l'indication des prix, et la clarté sur l'absence de droit de rétractation légal en Suisse), et ce qu'exige Google pour afficher le produit dans les résultats et les annonces (limites de titre et de description dans les données Merchant Center, taille d'image minimale, un GTIN ou une marque et un MPN).
Une fiche produit est une page de boutique construite autour de l'intention d'achat — elle a un prix, un bouton d'ajout au panier et une information de disponibilité. Une fiche technique, dans la pratique commerciale — notamment en B2B et pour les produits techniques —, désigne un ensemble de données de spécification, souvent un document téléchargeable, sans élément transactionnel. Google fait la même distinction au niveau des données structurées : « extrait de produit » pour les pages sans option d'achat, « fiche de marchand » pour les pages où le client peut acheter le produit.
Selon l'ordonnance sur l'indication des prix (OIP, RS 942.211), art. 16, une comparaison avec votre propre prix antérieur n'est admise que si ce prix a été réellement pratiqué : s'il l'a été immédiatement avant, il peut être affiché pendant au plus la moitié de la période où il a été pratiqué, deux mois au maximum ; s'il l'a été pendant au moins 30 jours consécutifs, il peut être affiché sans limite de temps. Le prix effectif à payer en francs suisses, TVA comprise, doit toujours être affiché (art. 3 et 4).
Non. Le portail fédéral PME (SECO) indique explicitement que le droit suisse ne prévoit aucun délai de rétractation ni autre droit de retour une fois une commande en ligne passée. Toute politique de retour est un choix volontaire et contractuel de la boutique — mais il doit être indiqué clairement sur la fiche produit, puisque le client n'a aucun recours légal si elle n'en dit rien.
Le titre du produit dans les données Merchant Center peut compter jusqu'à 150 caractères, la description jusqu'à 5 000 caractères — les deux sont obligatoires pour que le produit apparaisse dans les annonces et les fiches gratuites. L'image principale doit faire au moins 500×500 pixels, mais Google ne commencera à appliquer cette exigence qu'à partir du 31 janvier 2027 — elle est annoncée aujourd'hui, mais pas encore active.
Nous passons en revue vos fiches produit avec vous — contenu, prix, informations légales requises et données exigées par Google — et vous montrons quelles pages vous font perdre le plus de clients.
UX e-commerce : recherche, fiche produit et paiement — où les boutiques en ligne suisses perdent leurs clients, données mobile et accessibilité numérique.
Moteur de recherche e-commerce : suivi GA4, requêtes sans résultat et ce que montrent les études UX de Baymard sur la recherche et les listes de produits.
Abandon de panier : ce que dit le chiffre de 70 %, pourquoi les clients abandonnent au checkout, la place de TWINT et la règle LCD sur les rappels.
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