La facture d’exploitation a quatre couches de prévisibilité différente. Deux se chiffrent avant la signature, deux non. Avec nos tarifs en francs.

Le prix de la maintenance d’un site web ne tient pas dans un chiffre, et ce n’est pas parce que « ça dépend ». C’est parce que la facture est faite de quatre couches dont la prévisibilité n’a rien de commun d’une couche à l’autre. Deux se chiffrent au franc près avant la signature. Les deux autres ne se chiffrent pas du tout — elles s’anticipent par nature, jamais par montant.
Les entreprises se trompent rarement sur le montant. Elles se trompent sur les couches qu’elles n’ont jamais comptées.
Un mot sur les chiffres qui suivent, parce qu’ils décident de la valeur du texte. Tous les montants en francs sont les nôtres, repris de notre calculateur, hors taxes — à une seule exception, signalée à l’endroit où elle apparaît : les médianes du marché suisse pour la création. Nous ne publions pas de relevés de prix chez des hébergeurs ou des éditeurs de logiciels : nous n’avons pas d’étude défendable de ces marchés-là en Suisse, et un chiffre inventé serait pire qu’un chiffre absent, parce qu’il sonne juste. Là où le nombre manque, nous décrivons le mécanisme — le mécanisme se transporte d’un marché à l’autre, le nombre non.

Les quatre couches de la facture, de la plus à la moins prévisible
Analyse interne
L’hébergement, le domaine et le certificat sont la seule partie de la facture qui se dit exactement. Voici la nôtre, poste par poste :
Poste | Notre tarif |
|---|---|
Hébergement mutualisé | 15 CHF / mois |
Cloud (Vercel / Cloudflare) | 20 CHF / mois |
VPS (serveur virtuel) | 60 CHF / mois |
Serveur dédié | 250 CHF / mois |
Domaine + certificat | 18 CHF / an |
Messagerie sur votre domaine | 7 CHF / mois |
CDN | 25 CHF / mois |
Ces montants sont des tarifs permanents, pas des tarifs d’appel, et c’est précisément ce qui les distingue de la plupart de ceux que vous verrez ailleurs. Car il existe dans cette couche un piège qui renverse la plupart des calculs : sur le marché de l’hébergement grand public, le prix affiché au moment de la commande est un prix de lancement valable douze mois.
L’écart est plus grand que ne le suggère le mot « promotion ». Un plan d’entrée peut passer du prix d’appel au prix courant d’un facteur qui se compte en multiples, pas en pourcentages, et le même mécanisme s’applique aux domaines : la première année est vendue à quelques centimes par mois, le renouvellement coûte l’ordre de grandeur normal du marché. Nous ne citons pas de tarif précis ici faute de relevé suisse que nous puissions défendre, mais la vérification prend deux minutes et vous pouvez la faire vous-même : le prix de renouvellement est presque toujours imprimé à côté du prix d’appel, sous le mot « renouvellement », en petits caractères ou dans une colonne voisine. Les hébergeurs sérieux l’écrivent franchement. Ceux qui ne l’écrivent pas du tout vous disent déjà quelque chose.
Un détail utile sur le certificat : le chiffrement lui-même ne coûte plus rien depuis des années. Ce que vous payez dans les 18 CHF annuels, c’est le nom de domaine et la gestion du certificat, pas le chiffrement. Un certificat payant à validation étendue existe, mais il achète une vérification d’identité, pas une meilleure sécurité du transport.
Comment choisir l’hébergement et le domaine pour votre propre cas, nous le détaillons dans un texte à part. Ici, ce ne sont que des lignes de la facture.
La deuxième couche se comporte comme la première, mais pour le logiciel : le thème, les extensions, l’éditeur visuel, parfois le moteur de recherche interne ou le module de réservation.
Le mécanisme est identique à celui de l’hébergement — le prix d’aujourd’hui n’est pas le prix dans un an. Les éditeurs vendent la première période moins cher que la reconduction, et l’écart se découvre au douzième mois, sur une facture que personne n’attendait. Nous ne reproduisons pas leurs grilles ici : elles sont libellées dans des monnaies qui ne sont pas la vôtre, elles changent plusieurs fois par an, et les convertir donnerait un chiffre faux avec l’apparence d’un chiffre vrai.
Il y a surtout un poste qui ne figure dans aucun devis de création : les extensions payantes. Inutile de l’estimer, l’éditeur le chiffre pour vous — à condition que quelqu’un ait fait la liste. Trois extensions payantes, et trois n’est pas beaucoup dès qu’il y a des paiements, des expéditions et de la facturation, forment une ligne annuelle qui peut dépasser l’hébergement.
D’où la règle pratique qui met de l’ordre dans cette couche : demandez à votre prestataire la liste des extensions avec, en face de chacune, un prix et une date de renouvellement. Pas un montant global « pour la maintenance ». Si cette liste n’existe pas, c’est que personne ne l’a comptée — et celui qui paiera, c’est vous.
Une remarque qui dépasse le budget : la décision qui fixe cette couche pour des années est prise au moment de la création, quand on choisit le socle technique. Un site assemblé à partir de douze extensions commerciales porte douze renouvellements et douze risques de rupture. Un site construit sur un socle où ces fonctions sont natives n’en porte aucun. La facture de la couche 2 est donc, pour partie, la facture d’un choix d’architecture.
Ici s’arrête la prévisibilité. Corrections, mises à jour, petites modifications de contenu, réaction à ce qui casse : rien de tout cela ne se chiffre d’avance, parce que personne ne sait combien il y en aura.
Ce qui se chiffre, c’est le forfait. Voici les nôtres, par type de site :
Type de site | Forfait de maintenance, par mois |
|---|---|
Page d’atterrissage / one-pager | 25 CHF |
Site vitrine (5 à 15 pages) | 50 CHF |
Blog ou site de contenu (plus de 20 pages) | 75 CHF |
Boutique en ligne | 200 CHF |
Portail / place de marché | 250 CHF |
Application web / SaaS | 300 CHF |
L’écart entre 25 et 300 CHF ne tient pas à la taille du site mais à sa surface d’exposition. Une boutique porte des paiements, des comptes clients et des données personnelles ; chacun de ces trois éléments génère du travail récurrent même les mois où rien ne change à l’écran.
Ce qu’un forfait contient se discute poste par poste, et chacun a son prix chez nous : les mises à jour, 50 CHF par mois au rythme mensuel, 75 CHF toutes les deux semaines, 125 CHF au rythme hebdomadaire ; les sauvegardes, 15 CHF par semaine, 30 CHF quotidiennes, 60 CHF en continu ; la sécurité, 25 CHF en version basique, 75 CHF avec pare-feu applicatif et analyse antivirus, 200 CHF avec tests d’intrusion ; la surveillance de disponibilité 15 CHF, celle des performances 25 CHF, la protection contre les attaques par déni de service 28 CHF. Le support se paie de la même façon : rien pour une réponse sous 48 heures par courriel, 50 CHF en heures ouvrables, 125 CHF en prioritaire, 250 CHF pour une astreinte 24/7.
Si votre entreprise sert des clients dans l’Union européenne, une ligne de plus s’ajoute, et elle est de nature juridique : le RGPD s’applique au traitement de leurs données, que vous soyez établi en Suisse ou non. Chez nous, l’audit et la tenue à jour de la politique de confidentialité valent 50 CHF par mois, la gestion du consentement aux cookies 25 CHF, la mise en conformité d’accessibilité 75 CHF.
En dehors du forfait, le travail se facture à l’heure : 75 CHF de l’heure chez nous. Et pour les petites demandes, l’unité minimale de facturation compte autant que le taux horaire : une demi-heure facturée comme une heure, trois fois par mois, déplace la facture davantage que dix francs d’écart sur le taux. C’est la question que personne ne pose et que tout le monde devrait poser.
Le forfait, lui, transforme une ligne imprévisible en ligne prévisible, et cette transformation se paie. C’est un marché honnête, à condition de savoir ce qu’il couvre et ce qu’il ne couvre pas. Ce que contient exactement un contrat de maintenance, et ce que vous achetez en le signant, a son propre texte.
C’est la couche dont aucune offre ne parle, parce qu’au moment de la signature elle n’existe pas. Elle apparaît plus tard, toute seule, et toujours pour la même raison : quelque chose a grandi.
Le cas le plus net est celui des outils facturés à la taille de la liste. Une plateforme d’envoi de courriels indexe son abonnement sur le nombre de contacts, et la liste grandit puisque c’est le but même de la collecter : le même plan, avec les mêmes fonctions, finit par coûter un multiple de ce qu’il coûtait à la signature. Nous ne donnons pas de facteur ici — les grilles que nous pourrions citer sont établies pour d’autres marchés et d’autres monnaies. Ce qui se transporte, c’est la forme : l’abonnement suit une variable que vous cherchez activement à faire croître.
Le même mécanisme prend trois autres formes courantes :
Le trait commun aux quatre : aucun ne figure au contrat, et chacun est prévisible par nature. Le montant ne se calcule pas ; le risque, si. Et il se demande avant, pas après.
Les entreprises budgètent au mois et cette facture arrive à l’année. La différence semble anodine, jusqu’au moment où l’on compare deux offres — et où deux montants décrivant la même chose se retrouvent dans un rapport de un à douze.
La règle de conversion est simple mais elle a une condition : ne divisez les lignes annuelles par douze qu’après avoir pris le prix de renouvellement, jamais le prix de la première année.
Appliquée à nos propres tarifs, elle donne trois repères utiles. Un site vitrine entretenu par vos soins, sur hébergement mutualisé, revient à 198 CHF par an — 180 CHF d’hébergement et 18 CHF de domaine et certificat — soit 16,50 CHF par mois. Le même site avec notre forfait de maintenance passe à 798 CHF par an, soit 66,50 CHF par mois. Une boutique en ligne sur cloud, forfait compris, est à 2 658 CHF par an, soit environ 221,50 CHF par mois. Ajoutez la messagerie sur votre domaine et vous montez de 84 CHF par an, le CDN de 300 CHF.
L’écart entre le premier et le deuxième repère mérite qu’on s’y arrête, parce qu’il est de quatre pour un et qu’il ne s’explique pas par la qualité de l’hébergement. Il s’explique par la couche 3 : les 16,50 CHF ne contiennent aucune heure de travail. Comparer un forfait de maintenance à un prix d’hébergement, c’est comparer deux choses qui n’ont qu’un mot en commun.
D’où le seul conseil vraiment opérationnel de cette section : demandez quelle part du montant mensuel est de l’infrastructure et des licences, et quelle part est du travail. Les deux premières se vérifient en cinq minutes dans les grilles publiques des fournisseurs. La troisième est ce que vous payez réellement, et elle se discute séparément.
Il existe enfin un geste comptable qui retire à cette facture tout son inconfort : divisez le montant annuel par douze et mettez-le de côté sur un compte séparé. Les renouvellements arrivent alors comme un virement et non comme une surprise — et sur des lignes qui se reconduisent une fois par an, parfois à plusieurs fois le prix d’achat, c’est toute la différence entre planifier et éteindre un incendie.
Le modèle de facturation lui-même — création payée une fois ou abonnement mensuel — change la forme de toute la facture, et il a son propre texte, avec le point de croisement calculé.
L’erreur la plus fréquente dans un budget de site n’est pas de sous-estimer l’une de ces lignes. C’est que les deux moitiés sont comptées à deux moments différents et jamais posées côte à côte : la création à la signature du contrat, l’exploitation seulement à l’arrivée de la première facture, un an plus tard.
Le seul horizon qui montre la proportion est trois ans. Prenons un site vitrine à notre tarif de création, 3 500 CHF. Entretenu par vos soins, il ajoute 594 CHF sur trois ans : l’exploitation pèse alors environ un septième de la facture totale. Avec notre forfait de maintenance et l’hébergement mutualisé, le même site revient à 5 840 CHF sur trois ans — le domaine et son certificat, 18 CHF par an, s’ajoutant à ce montant. L’exploitation représente à ce moment-là deux cinquièmes du total, et elle égale le coût de la création aux environs de la quatrième année et demie. C’est cela, la vraie question : pas « le forfait est-il cher », mais « à quel horizon le compare-t-on ».
Pour situer le point de départ, la médiane du marché suisse rend un service que notre grille ne peut pas rendre. Une seule étude de ce marché nous paraît défendable : l’étude de prix Beyondweb (mise à jour le 2 septembre 2026), qui a passé en revue 161 agences suisses et tiré des prix concrets de 36 d’entre elles. Le chiffre du milieu est la médiane, les deux autres les extrémités de la fourchette.
Type de projet | Marché suisse, création | Points de prix |
|---|---|---|
Page d’atterrissage / site d’une page | 500 – 1 200 – 3 000 | 22 |
Site vitrine, 5 à 15 pages | 900 – 3 100 – 6 400 | 33 |
Site étendu, 15 à 30 pages | 7 500 – 12 000 – 25 000 | 10 |
L’étude couvre aussi les portails, mais sur deux points de prix seulement — trop peu pour être publié, la ligne ne figure donc pas ici. Et une médiane n’est pas un prix : elle sert à distinguer un devis normal d’un devis étrange, pas à négocier.
Comment préparer ce budget et comparer des offres, nous le détaillons séparément. C’est aussi le bon endroit pour une question qu’il vaut mieux poser avant de choisir un prestataire, et que presque personne ne pose : ce site pourra-t-il être entretenu sans vous une fois la collaboration terminée ? Si la réponse est « il n’y a que nous qui sachions le faire », la couche 3 cesse d’être négociable pour toute la durée de vie du site.
Avec une boutique, la facture change de forme. Les plateformes par abonnement remplacent les couches 1 et 2 par une redevance unique — et ajoutent une ligne qu’un site vitrine n’a pas du tout : la commission sur les transactions.
C’est là que les comparaisons se trompent le plus souvent, parce qu’elles s’arrêtent au montant de l’abonnement. Or une plateforme comme Shopify prélève 2 % supplémentaires dès que les paiements passent par une autre passerelle que la sienne. Cette commission ne suit pas le plan choisi, elle suit le chiffre d’affaires, et l’arithmétique est implacable : le supplément de 2 % égale la totalité de l’abonnement annuel dès que le chiffre d’affaires atteint cinquante fois cet abonnement. Au-delà, c’est la commission qui devient la plus grosse des deux lignes, et elle continue de croître pendant que l’abonnement, lui, reste fixe.
Nous ne reproduisons pas de comparatif complet entre plateforme par abonnement et boutique auto-hébergée : la version honnête dépend de votre répartition des moyens de paiement, et les grilles que nous pourrions citer sont libellées pour d’autres marchés. Ce qui se transporte, c’est la forme. Sur une plateforme par abonnement, la facture récurrente est une redevance fixe plus un pourcentage des ventes. Sur un socle auto-hébergé, c’est l’hébergement plus les licences d’extensions, sans pourcentage — mais avec la couche 2 à tenir soi-même.
Notre propre grille dit la même chose autrement : une boutique en ligne, forfait de maintenance 200 CHF et hébergement cloud 20 CHF par mois, représente 7 920 CHF sur trois ans avant même d’ajouter la création. Aucun pourcentage là-dedans, mais aucune illusion non plus : c’est la couche 3 qui coûte, parce qu’une boutique casse plus souvent et coûte plus cher chaque heure où elle est cassée.
La conclusion pour la couche 4 : dans une boutique, le dépassement de limite n’est pas une exception, c’est le plan. La facture croît avec les ventes, et c’est une propriété du modèle, pas un défaut.
Trois profils, ligne par ligne, à nos tarifs. Aucune fourchette « du marché » ici : chaque montant vient de notre grille et se vérifie dans le calculateur.
Poste | Site vitrine autogéré | Site vitrine avec forfait | Boutique en ligne |
|---|---|---|---|
Hébergement | 15 CHF / mois (mutualisé) | 15 CHF / mois (mutualisé) | 20 CHF / mois (cloud) |
Domaine + certificat | 18 CHF / an | 18 CHF / an | 18 CHF / an |
Forfait de maintenance | — (votre temps) | 50 CHF / mois | 200 CHF / mois |
Messagerie (facultative) | 7 CHF / mois | 7 CHF / mois | 7 CHF / mois |
CDN (facultatif) | — | — | 25 CHF / mois |
Travail hors forfait | 75 CHF / heure | 75 CHF / heure | 75 CHF / heure |
Total hors travail et options | 198 CHF / an | 798 CHF / an | 2 658 CHF / an |
Deux choses à retenir de ce tableau. D’abord : un site vitrine entretenu par vos soins coûte réellement quelques centaines de francs par an, pas quelques milliers, comme le laissent entendre les offres forfaitaires. Ensuite : l’écart entre la première et la deuxième colonne, quatre pour un, est entièrement de la couche 3. Ce n’est pas un supplément sur l’hébergement, c’est une ligne d’une autre nature, et la seule question qui vaille à son sujet est de savoir combien d’heures vous consommez réellement.
Toute cette facture se ramène à quatre questions qui tiennent dans une seule conversation, et qui se posent avant la signature, pas après la première facture.
1. Quel est le prix de renouvellement, et non celui de la première année ? Pour l’hébergement et le domaine. Si la réponse reprend le montant de l’offre de lancement, demandez à le voir sur la page du fournisseur : il y est presque toujours, juste à côté, sous le mot « renouvellement ».
2. Quelle est la liste des extensions et licences payantes, avec un prix et une date de renouvellement en face de chacune ? Pas un montant global « pour la maintenance », une liste. Son absence signifie que personne ne l’a comptée.
3. Comment se facture le travail hors forfait, et quelle est l’unité minimale ? Un taux horaire sans cette seconde information ne dit rien : trois petites demandes par mois facturées à l’heure pleine doublent la facture sans une minute de travail supplémentaire.
4. Que se passe-t-il si nous dépassons une limite ? De trafic, de contacts, d’appels d’interface. L’enjeu n’est pas le montant, mais l’existence même d’une réponse — car s’il n’y en a pas, c’est que personne n’a envisagé le scénario.
Les réponses à ces quatre questions transforment une facture imprévisible en facture prévisible aux deux tiers. Le tiers restant demeure un risque, et c’est une limite honnête : on ne peut pas le supprimer, seulement le nommer.

Ce qui se passe quand vous cessez de payer
Analyse interne
Les couches ne diffèrent pas seulement par leur prévisibilité, mais par ce qui arrive en cas d’impayé — une question que l’on pose en général une fois qu’il est trop tard.
Une licence d’extension ou d’éditeur. Le site continue de fonctionner. Ce qui expire, c’est le droit aux mises à jour et au support : les correctifs cessent d’arriver, y compris les correctifs de sécurité. Pendant quelques mois, rien ne se voit ; puis apparaît une faille qu’il n’est plus possible de refermer.
L’hébergement. Le site cesse de s’ouvrir, en général après un délai de grâce, et les données sont conservées encore un certain temps avant suppression. La durée de ces deux fenêtres varie selon le fournisseur et figure dans les conditions générales — il vaut mieux la connaître avant d’en avoir besoin.
Le domaine. Le plus grave des trois. Une fois l’échéance passée et la période de récupération terminée, l’adresse retourne dans le pool et n’importe qui peut l’enregistrer. Récupérer son propre domaine auprès d’un nouveau titulaire n’est plus une question de redevance, mais de négociation — ou d’absence de négociation.
La règle qui met de l’ordre dans tout cela : enregistrez le domaine au nom de l’entreprise et veillez à ce que les avis de renouvellement partent vers une adresse que quelqu’un lit. La cause la plus fréquente de perte d’un domaine n’est pas financière : c’est un courriel de renouvellement envoyé dans la boîte d’une personne qui ne travaille plus là.
Toutes les lignes n’ont pas le même coût de report, et les budgets se coupent d’ordinaire par montant plutôt que par risque. C’est l’inverse qu’il faut faire.
Peuvent attendre : un thème premium, si l’actuel fonctionne. Un palier supérieur d’outil d’envoi de courriels, tant que la liste est petite. Un certificat à validation étendue — le chiffrement de base suffit. Des variantes de domaine achetées « au cas où ». Un CDN, tant que vos visiteurs sont tous dans le même pays.
Ne peuvent pas attendre : le renouvellement du domaine et de l’hébergement, parce que la conséquence y est irréversible. Les mises à jour de sécurité, parce que le coût de la négligence ne croît pas régulièrement, il saute d’un coup le jour de l’intrusion. Les sauvegardes — c’est la seule ligne de cette facture qui se rembourse intégralement dès la première utilisation.
L’ordre des coupes, si le budget était réellement serré : le confort d’abord, les fonctionnalités ensuite, la sécurité en dernier — et jamais en dessous du seuil où le site cesse d’être le vôtre.
Une grille de prix dit ce que coûtent des postes, pas ce que coûte votre site. Chiffrez l’exploitation dans le calculateur du coût de maintenance, et la création elle-même dans le calculateur du coût de site web. Tous deux suivent notre grille : ils ne vieilliront pas avec ce texte.
Tous les montants de cette page sont hors taxes. Quelle taxe s’ajoute, et à quel taux, dépend du lieu d’établissement du prestataire et du vôtre — comparez donc deux offres hors taxes entre elles, ou toutes taxes comprises entre elles, jamais l’une avec l’autre.
Les quatre couches écrites pour votre cas, avec les prix de renouvellement et ce que le contrat ne montre pas. Un quart d’heure.
La création et l’exploitation sont deux factures distinctes. Les chiffres du marché suisse, nos tarifs de départ, et huit textes — un par question de budget.
Le même site vitrine est devisé 900 CHF et 6 400 CHF sur le marché suisse, et les deux prix peuvent être honnêtes. Six facteurs qui décident lequel vous recevez.
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