Trois couches dans l’ordre où elles comptent, les versions linguistiques, trois constats qu’on ne voit pas seul, six questions pour comparer deux offres.

La plupart des offres d’audit décrivent la même chose avec les mêmes mots : « analyse complète ». Ce texte dit ce que nous vérifions concrètement, dans quel ordre, ce qui fait le prix d’un audit et ce que vous obtenez à la fin — pour que vous puissiez le comparer à une autre offre, et pas seulement le croire.
Commençons par la distinction qui décide de la valeur de tout le reste.
Ce que vous trouverez dans cet article. Ce qui distingue un audit du rapport d’un outil, trois couches de vérifications dans l’ordre où elles comptent, ce qu’un site en plusieurs langues ajoute par-dessus, trois constats réels tirés de nos audits, ce qui fait le prix d’un audit, et ce que vous pouvez vérifier vous-même avant de commander quoi que ce soit.
Les outils gratuits — Lighthouse, les analyseurs SEO en ligne, les extensions de navigateur — font une chose, et ils la font bien : ils montrent les symptômes. Ils signaleront que la page se charge lentement, que des images n’ont pas de texte alternatif, que les titres sont dans le désordre. Ils en tireront un PDF en trente secondes.
Ce qu’ils ne feront pas : dire pourquoi. L’outil constatera que le site est lent. Il ne constatera pas qu’il charge un script de trois mégaoctets issu d’une extension que plus personne n’utilise depuis deux ans, et que la retirer règle la moitié de la liste d’un coup.
D’où une règle simple au moment de choisir un prestataire : si quelqu’un vous propose un audit gratuit, il a probablement passé votre adresse dans un automate, généré un rapport, et souhaite vous vendre un abonnement. Nous facturons notre temps, parce que nous vérifions ce que l’automate ne voit pas — et c’est le travail d’une personne, pas d’un script.
Cela ne veut pas dire que les outils ne valent rien. Cela veut dire qu’ils sont un point de départ, pas un résultat.
Les trois couches d’un audit et l’ordre dans lequel elles comptent
Digital Vantage
L’ordre découle des dépendances, pas des préférences. Un travail sur une couche supérieure n’a aucune chance d’agir si la couche inférieure est cassée. Réécrire les textes d’un site que le moteur de recherche n’affiche pas est la manière la plus coûteuse de ne pas résoudre le problème — et la plus fréquente.
C’est la fondation, et la première chose que nous vérifions :
robots.txt, le plan du site, les blocages oubliés après une mise en ligne.www ?Un point de cette couche mérite d’être séparé du contrôle technique, parce que ce n’est pas une question technique : ce que la mesure a le droit de collecter. Une entreprise suisse qui sert des clients dans l’Union européenne est tenue par le RGPD pour ces traitements, et la protection des données suisse a ses propres règles à côté. Nous ne rédigeons pas la politique de confidentialité et ne donnons pas d’avis juridique ; nous vérifions le mécanisme — ce qui se déclenche avant le consentement, et ce qui part vers des tiers.
Le constat le plus fréquent dans cette couche n’a rien de spectaculaire : le site fonctionne, mais il charge un ensemble de scripts que personne n’a ajoutés consciemment — des restes du prestataire précédent, un outil de mesure branché deux fois, des polices téléchargées depuis trois sources différentes. Chacun, pris seul, est inoffensif ; ensemble, ils coûtent des secondes.
Ici, nous répondons à la question que les statistiques de visites ne savent pas poser : le moteur de recherche affiche-t-il ce site, oui ou non ?
Il vaut la peine de connaître les quatre verdicts par lesquels le moteur décrit une page, parce que chacun mène ailleurs :
Verdict | Ce qu’il signifie | Ce qu’il faut en faire |
|---|---|---|
Indexée | elle est dans la course | travailler la position et le titre |
Explorée, non indexée | le moteur l’a vue et l’a écartée | c’est un jugement sur la valeur de la page, pas une panne technique |
Détectée, non explorée | il connaît l’adresse sans être allé la chercher | le plus souvent une question de priorité qu’il accorde à tout le site |
Inconnue | il ne l’a jamais découverte | un problème de liens internes et de plan du site |
La vérification prend un quart d’heure et elle tranche si le travail doit aller dans le contenu, dans les liens, ou tout à fait ailleurs. Sans cette distinction, « nous n’avons pas de trafic » est un diagnostic aussi utile que « j’ai mal ». Les délais que prend chacune de ces portes, et ce qui les raccourcit vraiment, font l’objet de notre texte sur le temps du référencement.
C’est seulement ici qu’une conversation sur ce que dit le site prend un sens :
La vérification que nous faisons toujours, et qui révèle toujours quelque chose : nous suivons le parcours du client de l’arrivée jusqu’à l’envoi d’une demande, sur téléphone, sans savoir où se trouve quoi. Quelqu’un qui connaît le site en est incapable — et c’est le seul moyen de voir à quel endroit une personne venue de l’extérieur se perd.
Sur un marché où le site d’une entreprise existe couramment en français et en allemand, parfois avec l’italien ou l’anglais à côté, ce n’est pas un détail à l’intérieur des trois couches. C’est la dimension qui les traverse toutes — et la raison pour laquelle les couches ci-dessus peuvent sembler propres alors qu’un tiers du site est invisible.
Le mécanisme est simple, et c’est pour cela que le problème se cache. Chaque version linguistique a ses propres adresses, donc sa propre indexation, ses propres redirections et son propre formulaire en panne. Rien ne les oblige à tomber ensemble. Un rapport moyenné sur l’ensemble du domaine montre un site en bonne santé ; la version française peut en être totalement absente sans que la moyenne bouge beaucoup.
Ce que nous vérifions, et qu’un outil en ligne ne vous dira pas :
hreflang indiquent au moteur qu’il s’agit de la même page dans une autre langue, et non de doublons qui se concurrencent. Absentes ou contradictoires, elles laissent le moteur choisir une version et écarter les autres.Rien de tout cela n’est exotique. Ce sont les trois mêmes couches, parcourues une fois par langue — et c’est la partie la plus souvent sautée, parce que le premier passage avait l’air satisfaisant.
Les deux termes circulent comme des synonymes, et c’est de là que viennent la plupart des malentendus au moment de comparer des offres.
L’audit SEO porte sur une seule couche : la visibilité. Il répond à la question de savoir pourquoi le moteur de recherche n’affiche pas le site en bonne place, et se termine par une liste de recommandations sur les contenus, les mots-clés et les liens.
L’audit de site couvre les trois couches, y compris ce qui se passe après l’arrivée du visiteur — le formulaire fonctionne-t-il, le site est-il utilisable sur téléphone, la mesure dit-elle la vérité ?
La distinction a une portée pratique : une entreprise qui a du trafic mais pas de demandes n’a pas besoin d’un audit SEO. Le trafic est déjà là — le problème se trouve un étage plus haut, et un audit SEO ne le touchera pas. À l’inverse, une entreprise que le moteur n’affiche pas peut avoir un excellent site et des résultats nuls.
Si l’offre ne dit pas clairement laquelle des deux choses vous achetez, posez la question avant de signer.
C’est l’appellation qu’on rencontre le plus souvent dans les offres, et elle s’emploie parfois comme synonyme d’« audit de site », alors qu’elle désigne quelque chose de plus étroit.
L’audit technique, c’est la première des trois couches décrites plus haut : vérifier que le site fonctionne correctement en tant que logiciel, et que le moteur de recherche peut le lire. Il ne comprend ni l’évaluation du contenu, ni celle de l’offre, ni la question de savoir si le site convainc qui que ce soit de prendre contact.
Concrètement, il comprend : la disponibilité du serveur et ses temps de réponse, l’exactitude des codes HTTP, les redirections et leurs chaînes, les adresses canoniques, le plan du site et le fichier destiné aux robots, l’indexabilité des pages, le certificat et le contenu mixte, la vitesse de chargement sur mobile, la validité des données structurées et la gestion des erreurs.
C’est la couche la plus mesurable, donc la plus facile à vendre — et la seule que des outils automatiques savent en partie exécuter. Si une offre annonce un « audit technique » à un prix d’audit complet, demandez franchement ce qu’il en est des deux autres couches. Il arrive qu’elles ne figurent tout simplement pas dans le périmètre.
Tous trois viennent d’audits que nous avons menés — y compris celui de notre propre site, parce que c’est là que nous avons le plus trouvé.
Une adresse qui répond « tout va bien » et affiche une erreur. Onze adresses de notre site ont répondu pendant seize mois par le code 200 tout en servant le contenu d’une page d’erreur. Le visiteur voyait que la page n’existait pas. Le robot recevait le signal que tout fonctionnait — il n’avait donc aucune raison de signaler quoi que ce soit ni de remplacer quoi que ce soit. Personne ne l’a remarqué : les statistiques ne montrent pas les adresses que plus personne ne visite, et les outils qui contrôlent les codes de réponse ne voyaient que des 200.
Cent vingt-quatre articles que le moteur de recherche n’a pas affichés une seule fois. Sur 182 textes publiés sur notre blog, 124 n’avaient obtenu en trois mois pas une seule impression dans les résultats. Pas « une position faible » — une absence complète. Les statistiques de visites le présentaient comme « personne ne lit », ce qui mène à conclure que les contenus sont faibles. Le vrai problème se trouvait un étage plus bas, et il exigeait un travail tout à fait différent.
Une mesure d’audience qui compte sa propre équipe comme des clients. Un seul passage de tests automatisés sur le site en production a inscrit une série de fausses visites avant que quiconque ne s’en aperçoive. Sur un site de notre taille, cela suffit pour tirer une conclusion erronée sur les pages qui comptent. Nous l’avons décrit plus en détail, avec trois autres pièges de mesure, dans notre texte sur les quatre façons dont vos chiffres vous trompent.
Aucun des trois n’a demandé une panne. Tous trois venaient de réglages par défaut, ou d’un changement après lequel personne n’a vérifié ce que devenaient les adresses.
Tous les sites n’en ont pas besoin, et nous préférons le dire avant la vente plutôt qu’après.
Dans les deux premiers cas de la seconde liste, nous le disons généralement pendant la conversation et ne vendons pas d’audit. Le troisième mène directement à une conversation sur le projet — et la décision qui se pose alors est décrite dans notre texte sur la refonte et l’optimisation.
La première couche se parcourt en grande partie soi-même, et il n’y a aucune raison de ne pas le faire. Nous avons préparé pour cela une liste de contrôle pour auditer soi-même son site — sans inscription et sans laisser d’adresse.
Quatre vérifications par lesquelles commencer :
Si ces quatre vérifications se passent bien, vous n’avez probablement pas besoin d’un audit technique, mais d’un travail sur le contenu. C’est aussi un résultat, et nous préférons vous le dire plutôt que vous vendre une prestation.
Le déroulement d’un audit en cinq jours ouvrables
Élaboration propre
Cinq jours ouvrables, et trois choses de votre côté. Mieux vaut savoir à quoi vous vous engagez, car deux d’entre elles peuvent décaler l’échéance.
Jour 0 — les accès. Il nous faut un accès en lecture à la Search Console et à la mesure d’audience, ainsi que l’adresse du site. Nous n’avons besoin d’accès ni au serveur ni au système de gestion de contenu ; s’il en faut un pour vérifier un point précis, nous le demandons séparément et disons pourquoi. C’est l’étape qui retarde le plus souvent le démarrage — non parce qu’elle est difficile, mais parce que personne dans l’entreprise ne sait qui détient ces accès.
Jours 1 et 2 — couches technique et visibilité. Ici travaillent les outils, et nous. L’automate collecte les données de toutes les adresses ; nous vérifions les décalages : adresses qui répondent autre chose que ce qu’elles devraient, redirections qui ne fonctionnent pas, pages en concurrence sur la même expression.
Jours 3 et 4 — couche contenu et parcours client. Parcours du site à la main sur téléphone, test du formulaire, vérification que le site répond aux questions qui se posent en vente. Cette partie ne s’automatise pas, et c’est pour cela qu’elle coûte le plus. Sur un site multilingue, c’est aussi celle qui se répète autant de fois qu’il y a de langues.
Jour 5 — le document et l’entretien. Vous recevez le rapport, puis une heure pour les questions. L’entretien fait partie de l’audit, ce n’est pas un supplément : la moitié de la valeur naît au moment où l’on peut demander « et que signifie ce point, concrètement, pour nous ? ».
Ce que nous ne faisons pas pendant l’audit : nous ne modifions rien sur votre site. L’audit est une lecture. Si nous tombons en chemin sur quelque chose qui exige une réaction immédiate — un site qui ne répond plus ou un certificat expiré, par exemple —, nous vous le disons tout de suite, sans attendre le cinquième jour.
L’audit se déroule entièrement à distance : aucune visite ni réunion n’est nécessaire au démarrage, et l’entretien final se tient lui aussi en visioconférence.
L’audit gratuit est la norme dans ce métier, et il vaut mieux dire ouvertement ce qu’il est plutôt que de faire comme s’il n’existait pas.
L’audit gratuit est un outil de vente, et il n’y a là rien d’inconvenant — à condition que les deux parties le sachent. Son but est de montrer que des problèmes existent, de façon assez concrète pour inspirer confiance et assez générale pour qu’on ne puisse pas les corriger sans commander la prestation. C’est en général le rapport exporté d’un outil automatique, accompagné d’une conversation.
Ce que vous en retirez réellement :
Ce que vous n’en retirerez pas, et c’est plus important :
Quand il vaut la peine de le prendre : quand vous voulez voir l’ampleur du problème et découvrir un prestataire avant de payer qui que ce soit. C’est un usage sensé, et nous avons nous-mêmes deux outils pour cela, sans inscription — la liste de contrôle d’auto-audit et le test de vitesse de site web.
Quand il ne faut pas s’en contenter : quand le site a du trafic mais pas de demandes. La réponse à cette question se trouve dans les deuxième et troisième couches, qu’aucun audit gratuit ne couvre.
Six questions tranchent si vous comparez la même chose. Chacune découle de ce que nous avons décrit plus haut.
Vous ne trouverez pas ici de montant, et c’est délibéré. Notre tarif d’audit publié est celui d’une offre destinée à un autre marché, et nous ne le transposons pas en francs par un simple coefficient : ce serait un prix qui a l’air vérifié sans l’être. Ce que nous pouvons vous donner, ce sont les quatre choses qui font varier le prix — chez nous comme chez n’importe quel prestataire.
Le nombre de couches. Un audit SEO seul, un audit technique seul, ou les trois couches avec le parcours client : c’est la première variable, et de loin la plus importante.
Le nombre de versions linguistiques. Chaque langue a ses adresses, son indexation, son formulaire. Deux langues ne doublent pas tout le travail, mais elles doublent la partie manuelle, qui est la plus chère.
La part du travail humain. Ce qu’un automate collecte coûte peu ; ce qu’une personne vérifie, compare et hiérarchise coûte du temps. Un prix très bas indique presque toujours que la seconde partie est absente.
L’entretien et la forme du document. Un rapport qu’on vous envoie et un rapport qu’on vous explique pendant une heure ne sont pas le même produit.
Chez nous, le prix est fixé après une première conversation, sur la base de ces quatre éléments, et il vous est communiqué avant le démarrage, pas après. Ce qu’il ne comprend jamais : la mise en œuvre des recommandations. L’audit se termine par un document et un entretien ; la correction est une décision séparée et un devis séparé, y compris lorsque c’est quelqu’un d’autre qui l’exécute.
Une précision de méthode, pour que vous puissiez situer n’importe quelle offre : un audit ne vaut son prix que s’il peut conclure que vous n’avez besoin de rien. Si la réponse est connue d’avance, vous n’achetez pas un diagnostic mais une introduction commerciale.
Un document, pas l’export d’un outil. À l’intérieur :
Ce qu’il n’y a pas : cent pages de graphiques générés par un automate. Un rapport est fait pour être lu, pas pour être pesé.
Le document est rédigé de façon à pouvoir être remis à n’importe qui — y compris au prestataire avec lequel vous travaillez déjà. Et il arrive qu’il conclue que rien n’est cassé. « Le site est techniquement sain, le problème est dans le contenu » est un résultat qui valait d’être payé : c’est la phrase qui vous évite une refonte qui n’aurait rien changé.
Oui — il ne demande ni visite ni réunion au démarrage. Il nous faut un accès en lecture à la Search Console et à la mesure d’audience, ainsi que l’adresse du site. Le seul moment « en direct » est l’heure d’entretien sur le rapport, elle aussi à distance.
Cinq jours ouvrables à partir du moment où nous avons les accès. Le délai court à partir des accès, pas de la commande — c’est la seule partie sur laquelle nous n’avons pas de prise. Sur un site en plusieurs langues, la partie manuelle se répète par version, ce que nous vous disons avant de commencer.
Il n’y a aucune raison de le faire chaque année par habitude. Trois moments s’y prêtent : après un changement de système ou d’adresses, après une baisse de trafic notable, et avant une décision d’investissement plus importante dans le site. En dehors de ces moments, un audit répété par routine décrira la même chose.
Nous le pouvons, mais c’est une décision séparée et un devis séparé. Le rapport est rédigé pour pouvoir être remis à n’importe qui — y compris au prestataire que vous avez déjà.
Cela arrive, et nous l’écrivons alors tel quel. « Le site est techniquement en ordre, le problème est dans le contenu » est un résultat qui valait d’être payé — il vous évite la dépense d’une refonte qui n’aurait rien changé.
Pour aller plus loin. Refonte ou optimisation décrit la décision devant laquelle un audit place le plus souvent. Les quatre façons dont vos chiffres vous trompent développe la couche de mesure — c’est d’elle que vient le troisième constat de ce texte.
Une première conversation suffit pour établir si votre site a besoin d’un audit — et, si oui, de quelles couches et pour combien de langues. Le prix vous est donné avant le démarrage, pas après.
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