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Table des matières · 8 sections

Dans cet article

  1. 01Ce qu’est un hébergement gratuit, et comment il tient debout
  2. 02Ce qu’un plan gratuit donne, et ce qu’il retient
  3. 03Pourquoi toute liste des « meilleurs hébergeurs gratuits » a une date de péremption
  4. 04Le piège du « domaine et hébergement gratuits »
  5. 05Hébergement gratuit et WordPress
  6. 06Les scripts que vous n’avez pas posés, et les données de vos visiteurs
  7. 07Quand l’hébergement gratuit est le bon choix
  8. 08Ce que coûte le passage au payant
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  6. Hébergement gratuit : ce que vous obtenez pour rien, et ce qui disparaît avec le fournisseur
Coût des sites web·Sites web·Hébergement et infrastructure·Entreprise·16 min czas czytania·17 125 znaków·3088 słów

Hébergement gratuit : ce que vous obtenez pour rien, et ce qui disparaît avec le fournisseur

Kod QR

Ce qu’un hébergement gratuit retient, ce qui casse sous WordPress et ce qui arrive le jour où le fournisseur ferme. Avec le coût réel du passage au payant.

RE
Redakcja Digital Vantage
Publikacja9 mar 2025
Aktualizacja21 wrz 2026

« Je veux un site web, mais puis-je l’héberger gratuitement ? » — la question revient régulièrement, et la réponse est oui, c’est possible, à condition de savoir ce que l’on paie à la place. Parce qu’on paie toujours : simplement pas par facture.

Ce texte n’est pas une liste des meilleurs hébergeurs gratuits. Ces listes ont une date de péremption, et nous montrons plus bas pourquoi — à travers trois plateformes que ces mêmes listes donnaient pour sûres et qui ont disparu en trois ans. À la place des noms, vous repartez avec un mécanisme : ce qu’il faut vérifier dans n’importe quelle offre gratuite, et à quels usages le risque reste acceptable.

Ce qu’est un hébergement gratuit, et comment il tient debout

Un hébergement gratuit, c’est un espace sur un serveur où votre site tourne sans rien payer — aux conditions du fournisseur. Imaginez que vous cherchiez un bureau et qu’on vous prête un emplacement dans la galerie de quelqu’un d’autre : la place existe, mais vous ne décidez ni de l’aménagement, ni des heures d’ouverture, ni des affiches accrochées chez vous.

Les traits caractéristiques, en bref :

  • Aucun coût — vous ne payez pas l’espace serveur, et c’est là tout l’avantage pour lequel ce modèle existe.
  • Des ressources limitées — peu d’espace disque, des plafonds de trafic, une partie des fonctions du serveur absente.
  • Aucun contrôle réel — la publicité, la performance et la possibilité de brancher votre propre domaine relèvent d’une décision du fournisseur, pas de la vôtre.
  • Un risque de perte de données — les sauvegardes régulières font rarement partie d’une offre gratuite.

Une chose permet de prévoir toutes les autres : un plan gratuit n’est pas un cadeau, c’est un modèle économique. Ou bien il sert de vitrine pour vendre un abonnement payant, ou bien il se finance par la publicité affichée sur votre site, ou bien il ne se finance pas du tout — et c’est ce troisième cas qui se termine par une fermeture. Chacune des restrictions décrites plus bas découle de l’un de ces trois modes de financement, ce qui les rend prévisibles avant même de lire les conditions générales.

Ce qui est gratuit quel que soit l’hébergeur

Il vaut la peine de séparer deux choses que l’on achète souvent à part alors qu’elles ne coûtent rien, où que le site soit hébergé.

Le certificat SSL est délivré gratuitement par Let’s Encrypt. Cloudflare propose, dès son offre gratuite, un certificat universel, un CDN et une protection contre les attaques par déni de service ; l’offre payante ajoute un pare-feu applicatif, et la garantie de disponibilité ne commence qu’au palier encore au-dessus. La surveillance de disponibilité a elle aussi son palier gratuit : UptimeRobot vérifie un site toutes les cinq minutes sans rien facturer.

Pour situer l’ordre de grandeur : dans notre propre tarif, un CDN est une ligne à 25 CHF par mois et une surveillance 24/7 une ligne à 15 CHF par mois. Pour un site de quelques pages, les paliers gratuits de ces deux services suffisent — et ils suffisent tout autant sur un hébergement payant.

D’où la conclusion pratique : si votre problème est le certificat ou la surveillance, l’hébergement gratuit n’est pas la réponse. Ces deux postes-là sont déjà gratuits ailleurs.

Ce qu’un plan gratuit donne, et ce qu’il retient

Il donne trois choses, et toutes les trois sont réelles :

  • Aucune dépense. Si vous testez une idée ou s’il vous faut une simple page de présentation, l’absence de facture change vraiment quelque chose.
  • Une mise en route simple. Beaucoup de plateformes gratuites sont des éditeurs visuels dans lesquels un site se construit sans écrire une ligne de code.
  • Un démarrage immédiat. Vérifier si quelqu’un pose la moindre question ne demande alors aucun investissement.

Il en retient cinq, et celles-ci sont tout aussi réelles :

  • La performance. Un compte gratuit passe après les comptes payants sur la même machine. Un chargement de plusieurs secondes n’est pas une panne, c’est la règle de fonctionnement.
  • L’absence de publicité. La plupart des offres gratuites ajoutent les scripts publicitaires du fournisseur à votre site — et vous ne décidez pas de la marque qui s’affiche chez vous.
  • L’assistance. Quand quelque chose cesse de fonctionner, il vous reste une base de connaissances et un forum. Personne à appeler, et aucun délai promis.
  • La visibilité. Un serveur lent et un sous-domaine chez quelqu’un d’autre font un moins bon départ dans les moteurs de recherche — non pas à cause d’une pénalité, mais parce que vous construisez une position sur une adresse qui ne vous appartient pas.
  • Votre propre domaine. Une adresse du type votre-entreprise.hebergeurgratuit.net sur une carte de visite ou une facture dit quelque chose de l’entreprise avant que quiconque ait cliqué.

Pourquoi toute liste des « meilleurs hébergeurs gratuits » a une date de péremption

Ces classements partagent un défaut qui ne dépend pas du sérieux de leur auteur : ils décrivent un état au jour de la publication, et un service sans revenu d’abonnement n’a rien avec quoi financer sa propre durée. Ce n’est pas une prédiction : en trois ans, trois plateformes que ces listes donnaient pour sûres ont fermé.

Plateforme

Ce qui s’est passé

Le temps laissé aux utilisateurs

000WebHost (Hostinger)

fermée en 2024, après dix-sept ans d’activité

du 8 juillet (fin des inscriptions) au 14 octobre 2024 ; sauvegardes jusqu’au 12 août

Freenom (.tk, .ml, .ga, .cf, .gq)

sortie du métier des noms de domaine en 2024 ; retour en 2026, mais payant

enregistrements suspendus sans préavis dès 2023

Weebly (Square)

extinction annoncée le 20 juin 2026

les sites cessent de fonctionner le 27 septembre 2026, les comptes disparaissent le 26 décembre 2026

Le premier cas a été détaillé par le fournisseur lui-même : Hostinger a fermé 000WebHost après dix-sept ans, l’ouverture de nouveaux comptes s’est arrêtée le 8 juillet 2024, l’extinction complète est intervenue le 14 octobre, et les utilisateurs avaient jusqu’au 12 août pour récupérer leurs fichiers et leurs bases (annonce de Hostinger). L’adresse redirige aujourd’hui vers une offre payante. Si vous êtes tombé sur un guide qui la recommande encore, il est plus vieux qu’il n’en a l’air.

Le dénominateur commun compte davantage que les dates : dans chacun de ces cas, l’utilisateur a disposé de quelques semaines pour déménager, et déménager un site construit dans l’éditeur de quelqu’un d’autre signifie presque toujours le reconstruire. En calculant votre économie, il faut donc ajouter au « 0 CHF » la probabilité que, dans deux ans, vous consacriez une semaine de travail à ce site — dans un délai fixé par quelqu’un d’autre que vous.

Quatre points à vérifier dans n’importe quelle offre gratuite

Puisque les noms se périment, il reste le critère. Ces quatre questions se posent à n’importe quel fournisseur, et chacune trouve sa réponse dans les conditions générales ou dans l’interface d’administration — pas dans les documents commerciaux.

1. Le certificat SSL est-il gratuit, ou faut-il l’acheter ? Let’s Encrypt ne coûte rien ; un fournisseur qui facture un certificat en supplément d’une offre gratuite vend donc quelque chose qui est gratuit ailleurs. C’est le premier indice de ce à quoi ressemble le reste de son tarif.

2. Le fournisseur ajoute-t-il des scripts à votre site ? La vérification prend une minute : ouvrez le code source de la page et cherchez les scripts que vous n’y avez pas mis. La publicité est parfois annoncée dans les conditions générales, mais elle y est parfois décrite en termes si généraux qu’ils ne décrivent rien — le code, lui, ne ment pas.

3. Un export complet est-il possible ? Une sauvegarde de la base de données et une archive des fichiers, récupérables seules depuis l’interface, sans écrire à personne. C’est la seule chose qui détermine ce que votre sortie vous coûtera — et la seule dont l’absence transforme « gratuit » en « irréversible ». Vérifiez-la avant de publier vos contenus, pas la semaine où le fournisseur annonce une fermeture.

4. Les conditions générales autorisent-elles un usage professionnel ? Une partie des offres gratuites interdisent explicitement l’usage commercial. Le site d’une entreprise sur un tel plan fonctionne jusqu’au premier contrôle ou au premier signalement — et il n’y a alors pas de recours, puisque vous avez accepté ces conditions à l’inscription.

Que faire quand le fournisseur annonce une fermeture

Puisque cela arrive, autant avoir un ordre de marche prêt : dans les trois cas du tableau, la fenêtre était de quelques semaines, et la plupart des gens en ont perdu l’essentiel à chercher un nouvel hébergeur plutôt qu’à sauver ce qu’ils avaient déjà.

D’abord la copie, les décisions ensuite. Le premier jour, récupérez la sauvegarde de la base, l’archive des fichiers et la liste des adresses de toutes les pages. C’est cette troisième chose que l’on oublie le plus souvent, et sans elle vous ne poserez aucune redirection plus tard : vous perdrez tout ce que le site avait acquis dans les moteurs de recherche. Un export standard ne la contient pas — il suffit de parcourir le menu et de la recopier à la main.

Ensuite les contenus, dans une forme réutilisable ailleurs. Les textes dans un document, les photographies dans leur résolution d’origine. Si le site est né dans l’éditeur du fournisseur, la mise en page ne se transportera de toute façon pas : vous n’emporterez que ce qui se copie, et plus tôt vous le faites, moins vous le ferez sous pression.

À la fin seulement, le domaine. Si vous en possédez un, le rebrancher sur un nouveau serveur est une affaire de DNS et le site revient à la même adresse. Si vous tourniez sur un sous-domaine du fournisseur, l’ancienne adresse disparaît définitivement avec le service et rien ne peut être redirigé depuis elle — c’est la ligne de la facture dont personne ne parlait à l’inscription.

Cet ordre est l’inverse de l’intuition, et c’est précisément son intérêt : choisir un nouvel hébergeur est la partie la plus facile et peut se faire à tout moment. Récupérer vos données ne se fait que tant que le service fonctionne.

Le piège du « domaine et hébergement gratuits »

Cette formule revient souvent dans les offres et signifie presque toujours autre chose que ce qu’on lui prête. Ce qui est gratuit, c’est une adresse dans le domaine du fournisseur — un sous-domaine du type votre-entreprise.hebergeurgratuit.net — et non un domaine que vous pourriez appeler le vôtre.

Les conséquences sont au nombre de trois, et elles sont commerciales avant d’être techniques :

  • L’image. Le nom de quelqu’un d’autre figure dans votre adresse partout où cette adresse apparaît : dans les résultats de recherche, dans une signature de courriel, sur une facture.
  • Une marque que vous ne construisez pas. Chaque visite, chaque lien et chaque mention travaillent pour la notoriété du domaine du fournisseur, pas pour le vôtre.
  • Un trafic que vous n’emporterez pas. C’est la partie la plus chère. La position acquise sous un sous-domaine ne se transfère pas lors du déménagement vers votre propre adresse : vous repartez de zéro, avec un ou deux ans de travail derrière vous.

Les extensions de domaine gratuites, comme solution de rechange, ont cessé d’exister. Freenom distribuait .tk, .ml, .ga, .cf et .gq sans frais ; il a suspendu les enregistrements en 2023 après une plainte de Meta pour cybersquattage, puis il est sorti du métier des noms de domaine en 2024 — .ml est revenu sous la gestion du Mali, .ga est passé au français Afnic. En juillet 2026, Freenom est revenu avec trois extensions, mais en tant que service payant (Domain Incite).

À titre de comparaison, voici ce que coûte vraiment une adresse à vous : dans notre propre tarif, le domaine et son certificat sont une ligne à 18 CHF par an. C’est le montant qui sépare une adresse que vous contrôlez d’une adresse prêtée — et c’est le poste le moins cher de tout le projet. Le détail complet de ce calcul, nous le traitons séparément.

Hébergement gratuit et WordPress

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Ce qui casse quand WordPress tourne sur un plan gratuit

Analyse interne

Si vous envisagez WordPress, l’offre gratuite cesse d’être une question de confort pour devenir la question de savoir si le site fonctionnera tout court. Trois choses cassent le plus souvent, et toutes les trois sont prévisibles à l’avance.

La mémoire PHP. WordPress tente lui-même d’augmenter sa limite de mémoire ; sa documentation indique qu’il demande par défaut 40 Mo pour un site unique et 64 Mo pour une installation multisite. Une vraie installation, avec un thème et quelques extensions, en réclame nettement davantage — et la documentation de WordPress est explicite : « certains hébergeurs n’autorisent pas l’augmentation automatique de la limite de mémoire PHP ; dans ce cas, contactez votre hébergeur » (WordPress Developer Resources). Sur un plan gratuit, les deux moitiés de cette phrase posent problème : on ne peut pas augmenter la limite, et il n’y a personne à contacter.

Les limites processeur. Les comptes gratuits imposent un plafond strict au temps d’exécution de PHP. En pratique, toute opération un peu lourde — la mise à jour d’une extension, la génération des miniatures après l’envoi de photographies, l’import de contenus — est interrompue en cours de route, et la réponse qui s’affiche est une erreur de passerelle plutôt qu’une page. Ce n’est pas un défaut à signaler, c’est la façon dont l’offre gratuite protège le serveur contre un seul de ses utilisateurs.

Les tâches de fond. WP-Cron n’est pas un véritable planificateur système : WordPress le déclenche à l’occasion des visites, et sa documentation précise que « WP-Cron ne fonctionne pas en continu, ce qui peut poser problème lorsque des tâches critiques doivent s’exécuter à l’heure » (WordPress Developer Resources). La solution recommandée consiste à brancher un vrai planificateur système — c’est-à-dire précisément ce qu’une offre gratuite ne donne pas. Résultat : les articles programmés sont publiés en retard ou pas du tout, et les messages du formulaire de contact attendent parfois le passage d’un visiteur de hasard.

La conclusion est simple : l’hébergement gratuit convient à quelques pages statiques, pas à un WordPress censé faire quoi que ce soit.

Les scripts que vous n’avez pas posés, et les données de vos visiteurs

Il y a un point où l’offre gratuite cesse d’être une question de budget, et c’est celui-là. Une entreprise suisse qui sert des clients dans l’Union européenne est tenue par le RGPD pour les données de ces personnes — quel que soit l’endroit où son site est hébergé, et quel que soit le prix qu’elle l’a payé.

Reprenez le modèle économique du début. Un plan financé par la publicité charge des scripts tiers sur votre site, et trois choses en découlent, dans cet ordre :

Vous ne choisissez pas ces scripts. Ils arrivent avec l’hébergement, ils changent quand le fournisseur change de régie, et vous n’êtes prévenu ni dans un cas ni dans l’autre. Un bandeau de consentement que vous auriez installé vous-même ne les couvre pas : ils se déclenchent souvent avant que le visiteur ait cliqué quoi que ce soit.

Vous n’avez pas de contrat avec ces tiers. L’accord que vous avez accepté à l’inscription vous lie au fournisseur, pas aux entreprises dont le code s’exécute chez vos visiteurs. Sur un hébergement payant, cet accord existe et se lit ; sur un plan gratuit, il se résume souvent à une clause qui vous autorise à partir.

Vous ne décidez pas où atterrissent les données. Les messages envoyés depuis votre formulaire de contact transitent par l’infrastructure d’un fournisseur qui ne vous doit rien contractuellement, et dont vous ne connaissez ni l’emplacement des serveurs, ni la durée de conservation.

La vérification tient toujours en la même minute : ouvrez le code source de votre page et lisez la liste des domaines qui y sont appelés. Si vous y trouvez des noms que vous ne reconnaissez pas, ce sont eux qui répondront, à votre place, à la question « qui traite les données de vos visiteurs ? ».

Quand l’hébergement gratuit est le bon choix

Ce n’est pas toujours un piège, et prétendre le contraire serait malhonnête. Quatre situations dans lesquelles c’est la bonne décision :

  • Vous testez un marché. Le site doit vérifier si quelqu’un pose la moindre question, et tant que l’on ne sait pas, chaque franc au-dessus du minimum est dépensé sur une intuition.
  • Le projet a une date de fin. Une page d’atterrissage pour une campagne unique, le site d’un événement, un contenu prévu pour deux semaines.
  • Le projet n’est pas commercial. Un blog personnel ou une association, à condition que les conditions générales du fournisseur ne l’interdisent pas — voir le quatrième point plus haut.
  • Quelques pages, sans rien de dynamique. Du HTML statique, sans formulaire, sans blog et sans espace connecté.

La règle qui relie les quatre : gardez sur un hébergement gratuit les choses dont la perte ne fait pas mal. Tout ce qui a une adresse sur une carte de visite et dans les moteurs de recherche a intérêt à se trouver là où vous payez — parce que le paiement est la seule garantie que quelqu’un ait une raison de maintenir le service en vie. Si vous envisagez le budget zéro plus largement que le seul serveur, nous décrivons les trois voies vers un site gratuit à part.

Ce que coûte le passage au payant

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Ce que coûte un hébergement payant, par an

Analyse interne

L’ordre de grandeur de cette solution de rechange surprend souvent, et il vaut mieux le connaître avant de tenir l’hébergement gratuit pour la seule option d’un petit budget.

Voici nos propres montants, ceux qui figurent dans notre calculateur et sont donc vérifiables ligne par ligne. Un hébergement mutualisé est une ligne à 15 CHF par mois, soit 180 CHF par an, étalés sur douze factures. Un hébergement cloud revient à 20 CHF par mois, un serveur privé virtuel à 60 CHF — mais les deux répondent à des besoins qu’un site de quelques pages n’a pas. Ajoutez le domaine et son certificat, 18 CHF par an, et vous avez le budget complet de l’infrastructure d’un site vitrine.

Une remarque, la même que pour les domaines : le prix de la première année est souvent promotionnel, et le renouvellement peut valoir deux ou trois fois davantage. Le mécanisme est indépendant du marché et du fournisseur — il suffit de lire la ligne du renouvellement au lieu de celle de l’offre. D’où la règle de travail : comparez le coût de deux ans, pas celui de la première facture. C’est le même réflexe que celui que nous demandons pour un devis de création, où la bonne unité de comparaison est trois ans.

Regarder l’hébergement seul reste d’ailleurs trompeur, parce qu’il n’est qu’une couche de la facture récurrente. Dans notre tarif, un site vitrine part de 3 500 CHF de création, auxquels s’ajoutent un forfait de maintenance de 50 CHF par mois et l’hébergement mutualisé de 15 CHF : sur trois ans, cela fait 5 840 CHF au total. L’écart entre ce chiffre et « zéro » est réel, mais il n’a jamais été l’écart entre zéro et le prix d’un serveur — l’hébergement en est la plus petite part. Le reste des postes récurrents, nous les détaillons séparément, et vous pouvez chiffrer votre propre cas avec le calculateur du coût de maintenance. Les critères techniques du choix d’un serveur, nous les décrivons dans l’article sur l’hébergement.

Quand passer au payant

Cinq signaux, dont chacun suffit à lui seul :

  • Le site se charge lentement, et ce ne sont pas les images qui sont en cause, mais un serveur surchargé.
  • L’espace vient à manquer, pour les fichiers ou pour la base, alors que les contenus ne font que commencer à s’accumuler.
  • L’adresse apparaît dans vos documents d’entreprise — cartes de visite, factures, propositions commerciales.
  • Il vous faut quelqu’un qui réponde le jour où le site tombe un vendredi en fin d’après-midi.
  • Le trafic augmente et les plafonds de l’offre gratuite deviennent un vrai plafond, et non plus une limite théorique.

Avant de publier quoi que ce soit sur un hébergement gratuit

Vérifiez une seule chose : pouvez-vous récupérer depuis l’interface une sauvegarde complète de la base et une archive des fichiers, sans écrire à l’assistance ? C’est le seul paramètre qui décide si l’extinction du service vous coûte un après-midi ou le projet entier — et il se vérifie en deux minutes, uniquement tant qu’il reste du temps.

Vous ne savez pas si votre projet tiendra sur un hébergement gratuit ?

Nous vous le dirons franchement — y compris « à ce stade, le gratuit suffit », si c’est ce qui ressort de la conversation.

Parlons de votre entreprise

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Table des matières · 8 sections · 16 minutes de lecture

Dans cet article

  1. 01Ce qu’est un hébergement gratuit, et comment il tient debout
  2. 02Ce qu’un plan gratuit donne, et ce qu’il retient
  3. 03Pourquoi toute liste des « meilleurs hébergeurs gratuits » a une date de péremption
  4. 04Le piège du « domaine et hébergement gratuits »
  5. 05Hébergement gratuit et WordPress
  6. 06Les scripts que vous n’avez pas posés, et les données de vos visiteurs
  7. 07Quand l’hébergement gratuit est le bon choix
  8. 08Ce que coûte le passage au payant

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Data publikacji: 17/09/2026
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Audit de site internet : ce que nous vérifions, dans quel ordre, et ce qu’il vous apporte

Trois couches dans l’ordre où elles comptent, les versions linguistiques, trois constats qu’on ne voit pas seul, six questions pour comparer deux offres.

Data publikacji: 09/09/2026
Caractères: 18586•Mots: 3323•Temps de lecture: 17 min
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Combien de temps met Google pour référencer un site — et pourquoi les premières semaines ne comptent pas

Indexation et référencement sont deux horloges différentes. Les quatre portes qu’une page franchit, avec des délais mesurés sur notre propre site.

Data publikacji: 09/09/2026
Caractères: 17691•Mots: 3176•Temps de lecture: 16 min
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Coût de création d’un site internet : d’où vient l’écart entre deux devis

Le même site vitrine est devisé 900 CHF et 6 400 CHF sur le marché suisse, et les deux prix peuvent être honnêtes. Six facteurs qui décident lequel vous recevez.

Data publikacji: 25/08/2026
Caractères: 22124•Mots: 3920•Temps de lecture: 20 min
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Site internet pas cher : ce que coûte vraiment le devis le plus bas

Un devis à 900 francs n’est pas le prix du site, c’est la plus petite part de la facture. Trois niveaux de prix, le coût réel au bout de douze mois et quatre signes d’un prix sans périmètre.

Data publikacji: 25/08/2026
Caractères: 20510•Mots: 3558•Temps de lecture: 18 min
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Site internet gratuit : trois voies et où chacune s’arrête

Un site internet gratuit est une option réelle, avec une limite précise. Les trois voies, ce que chacune donne, ce qu’elle ne donne pas, et l’addition au bout d’un an.

Data publikacji: 25/08/2026
Caractères: 14291•Mots: 2553•Temps de lecture: 13 min