E-commerce en Suisse : CHF 15,8 milliards en 2025, 85,5 % de la population achète en ligne, le poids des places de marché, chaque chiffre sourcé.

Les statistiques sur l'e-commerce en Suisse circulent souvent sans année, sans méthode et sans base de calcul — et un chiffre privé de ces trois éléments ne dit pas grand-chose. Chaque chiffre ci-dessous indique sa source, son année et le groupe sur lequel il a été calculé ; quand une donnée n'est pas publiée pour la Suisse, nous le disons, plutôt que de combler le vide avec un chiffre européen présenté comme suisse. Le cas est plus fréquent qu'on ne le pense : la Suisse n'étant pas membre de l'UE, elle est absente de la plupart des enquêtes d'Eurostat auprès des entreprises. Les données proviennent de trois sources : l'étude annuelle de l'ASSOCIATION DE COMMERCE.swiss avec NIQ/GfK et la Poste Suisse, les tableaux d'Eurostat sur les ménages, dont la ligne suisse est fournie par l'Office fédéral de la statistique (OFS), et les recherches du Baymard Institute sur le checkout, qui sont mondiales et non suisses. Pour savoir ce qui compte comme e-commerce, voir qu'est-ce que l'e-commerce.
L'ASSOCIATION DE COMMERCE.swiss (Handelsverband.swiss), association suisse du commerce, publie chaque année une estimation du marché en ligne avec NIQ/GfK et la Poste Suisse. Pour 2025 (communiqué du 12 mars 2026), les consommateurs suisses ont acheté en ligne des biens pour CHF 15,8 milliards, contre CHF 14,9 milliards l'année précédente — une croissance de 6 %, soit CHF 0,9 milliard. Sur ce total, CHF 13 milliards sont allés directement à des commerçants en Suisse (achats en francs suisses, TVA comprise), en hausse de 6 %, et CHF 2,8 milliards à des commerçants à l'étranger, en hausse de 8 % après un bond de 18 % en 2024. Les petits colis en provenance d'Asie représentent toujours la majeure partie des envois étrangers, avec environ 20 millions de colis par an.
Il s'agit de l'étude de marché d'une association professionnelle, pas d'une statistique officielle : citez-la avec son nom et son année, et ne la comparez pas à un chiffre issu d'une autre méthode. Elle porte sur les biens commandés par des particuliers, et non sur les services ou les ventes B2B.
La même étude classe les commerçants selon leur assortiment principal. Les commerçants en électronique grand public détiennent la plus grande part du commerce en ligne suisse, avec 28 %, devant la mode (16 %) et l'habitat (15 %) : ensemble, près de 60 % du marché. L'alimentation, avec 10 %, complète les quatre principaux secteurs ; les autres (vendeurs universels, sport, livres et médias, Do It, santé et beauté) restent chacun sous les 10 %. L'électronique grand public a aussi enregistré la plus forte croissance en 2025, +11 %, tandis que la mode a renoué avec la croissance pour la première fois depuis cinq ans, à +2,5 %.
Le tableau isoc_ec_ib20 d'Eurostat (mis à jour le 17 avril 2026) comporte une ligne suisse fournie par l'OFS : 85,5 % des personnes de 16 à 74 ans en Suisse ont acheté quelque chose en ligne au cours des 12 mois précédant l'enquête 2025, contre 83,42 % en 2023 (le tableau ne contient pas de chiffre suisse pour 2024). Parmi les internautes, la part atteint 86,26 %, et 73,86 % de l'ensemble des 16-74 ans avaient acheté en ligne au cours des trois derniers mois. La moyenne de l'UE27 pour 2025 est de 73,56 % : un marché réellement différent, pas un écart d'arrondi, et une bonne raison de ne pas lire des statistiques « européennes » comme des chiffres suisses.
L'écart est le plus grand chez les acheteurs âgés. En 2025, 63,73 % des 65-74 ans en Suisse ont acheté en ligne, contre 44,38 % dans l'UE27 ; chez les 16-24 ans, la part était de 91,51 %. En Suisse, une boutique en ligne ne peut donc pas traiter la clientèle âgée comme une niche.
C'est le chiffre que cet article ne peut pas donner. Les tableaux d'Eurostat sur l'e-commerce des entreprises, isoc_ec_eseln2 et isoc_ec_evaln2, ne contiennent aucune ligne suisse (liste des pays vérifiée le 2 octobre 2026), et nous n'avons trouvé aucune publication comparable de l'OFS. Il n'existe donc pas de part confirmée, à l'échelle de l'économie, des entreprises suisses qui vendent en ligne, ni de part de leur chiffre d'affaires réalisée sur le web. Plutôt que d'en estimer une ou de reprendre le chiffre européen, nous laissons ce vide visible.
L'étude de l'ASSOCIATION DE COMMERCE.swiss décrit des places de marché en position dominante. Digitec Galaxus a de nouveau été le grand gagnant de 2025, et Galaxus, Zalando et Ricardo ont tous renforcé leur avance. Selon l'analyse de Carpathia citée dans le même communiqué, 13 des 30 premières boutiques en ligne B2C de Suisse sont des places de marché. C'est un nombre de boutiques dans un classement, pas une part de la valeur des ventes : n'en déduisez pas que « les places de marché font 43 % du marché ».
Pour les vendeurs, les coûts des places de marché ne sont publics qu'en partie. Ricardo ne facture pas de frais de publication (sauf des frais remboursables pour les véhicules à partir de CHF 3 000) et prélève une commission de 8 à 12 % du prix de vente selon le type de produit, plafonnée à CHF 290 (centre d'aide Ricardo, mis à jour le 2 octobre 2026). Digitec Galaxus ne publie pas sa commission pour les vendeurs de sa place de marché ; nous n'avons trouvé aucun chiffre public et n'en devinons pas.
Le marché en ligne suisse : acheteurs et valeur du marché
Eurostat isoc_ec_ib20 (geo=CH, données fournies par l'OFS, mis à jour le 17.04.2026) ; ASSOCIATION DE COMMERCE.swiss avec NIQ/GfK et la Poste Suisse, Marché suisse du commerce en ligne 2025 (12.03.2026) ; consulté le 2026-10-02
Graphique en deux volets : personnes de 16 à 74 ans ayant acheté en ligne au cours des 12 derniers mois — 83,42 % (2023) et 85,5 % (2025) ; achats en ligne de biens en Suisse — CHF 14,9 milliards (2024) et CHF 15,8 milliards (2025), +6 %
Les sources suisses ne publient pas de ventilation de la manière dont les acheteurs trouvent un produit ou finalisent leur achat — quel appareil, quel mode de livraison, achat direct sur un réseau social ou recours à un résumé IA — comme le font certains panels de consommateurs nationaux ailleurs. Les tableaux d'Eurostat utilisés ici non plus. Il n'existe donc pas de chiffre suisse sur ces questions, et nous n'en importons pas d'un autre pays.
Ce que publie l'ASSOCIATION DE COMMERCE.swiss, ce sont les perspectives 2026 de ses auteurs — des attentes, pas des mesures. Ils tablent sur une croissance de la consommation en ligne d'environ 5 % en 2026, portée par l'amélioration du climat de consommation, les données de janvier 2026 montrant déjà une tendance positive. Ils s'attendent à ce que les places de marché et portails suisses renforcent encore leur position, la concurrence des plateformes étrangères restant présente. Ils voient le « AI-driven Commerce », via des agents IA, gagner en importance dans la recherche de produits et l'achat au cours des prochaines années, et le social commerce devenir plus important, en particulier pour la génération Z. Citez-les comme une prévision des auteurs de l'étude, avec la date du communiqué, et non comme des faits sur 2026.
Le tableau isoc_ec_iprb21 d'Eurostat, qui demande aux personnes ayant acheté en ligne au cours des trois derniers mois ce qui s'est mal passé, comporte une ligne suisse pour 2025 — à lire à côté du chiffre de l'UE27. 10,65 % des acheteurs en ligne suisses ont signalé au moins un problème, contre 35,43 % dans l'UE27. Pour la plainte la plus fréquente, une livraison plus lente qu'annoncé, la Suisse est à 5,66 % contre 19,92 % ; pour un site difficile à utiliser ou qui fonctionnait mal, 4,24 % contre 11,49 % ; pour des articles erronés ou endommagés, 3,86 % contre 10,36 % ; pour un coût final supérieur à celui annoncé, 3,09 % contre 4,5 %. Les acheteurs suisses signalent moins de problèmes sur chacun des problèmes précis que nomme le tableau ; seule la catégorie fourre-tout « autre » est légèrement plus élevée en Suisse (4,44 % contre 3,48 %).
Ce qui ne va pas quand on achète en ligne en Suisse — Suisse et UE27
Eurostat, isoc_ec_iprb21 (2025), ligne suisse fournie par l’OFS, personnes ayant acheté en ligne au cours des 3 derniers mois ; consulté le 2026-10-02
Graphique en barres appariées, Eurostat isoc_ec_iprb21, 2025, personnes ayant acheté en ligne au cours des trois derniers mois, Suisse et UE27 : au moins un problème 10,65 % et 35,43 % ; livraison plus lente qu’annoncé 5,66 % et 19,92 % ; site difficile à utiliser ou qui fonctionnait mal 4,24 % et 11,49 % ; articles erronés ou endommagés 3,86 % et 10,36 % ; coût final supérieur à celui annoncé 3,09 % et 4,5 % ; autres problèmes 4,44 % et 3,48 %. Les acheteurs suisses signalent moins de problèmes sur chacun des problèmes nommés ; seule la catégorie fourre-tout « autre » est légèrement plus élevée.
Il s'agit de problèmes que les personnes disent avoir réellement rencontrés, pas de craintes. Un taux national bas place aussi la barre haut : si la clientèle suisse connaît rarement des retards de livraison, une boutique qui ne tient pas son délai se remarque davantage, pas moins.
Le Baymard Institute publie un chiffre qui situe le taux moyen d'abandon de panier à 70,22 % — « an average calculated based on 50 different studies containing statistics on ecommerce shopping cart abandonment », soit une moyenne calculée à partir de 50 études (baymard.com/lists/cart-abandonment-rate, « Last updated: September 22, 2025 » ; Baymard ne publie qu'en anglais). C'est une moyenne d'études menées par différentes entreprises, sur différentes années et avec différentes méthodes, pas une mesure propre au Baymard — et pas une mesure suisse : nous n'avons trouvé aucun chiffre suisse comparable. Une autre page du même institut donne un chiffre différent pour une mesure voisine mais non identique : « 70.19% », « tracked … for 14 years » (baymard.com/research/checkout-usability). Citez l'une des deux pages avec son propre chiffre — ne faites pas la moyenne des deux.
Ce chiffre ne signifie pas que sept paniers sur dix sont des ventes perdues. Beaucoup d'abandons font partie de la manière d'acheter : regarder, comparer les prix, mettre un produit de côté pour plus tard. Sur la même page, Baymard indique que 42 % des acheteurs en ligne américains ont déjà abandonné un panier parce qu'ils ne faisaient que regarder (« just browsing / not ready to buy ») — une enquête américaine, pas suisse. Nous détaillons les autres raisons, chacune avec sa source, dans abandon de panier, et ne répétons pas ce tableau ici.
Chaque chiffre ci-dessus est une moyenne, une estimation ou une réponse déclarée issue d'un échantillon dont votre boutique ne faisait très probablement pas partie. La valeur du marché national, la place des places de marché dans un classement des 30 premières boutiques ou la part de la population qui achète en ligne ne vous diront pas si votre checkout fonctionne, si votre clientèle préfère Digitec Galaxus à votre propre boutique ni quel est votre taux de retour réel. Les données sectorielles servent à une chose : vérifier si votre propre chiffre se situe dans la norme ou s'en écarte nettement. Ce qu'il faut corriger, ce sont vos propres données analytiques qui le disent — l'abandon par appareil, l'étape du checkout où la plupart des gens partent et la part des commandes de clients fidèles.
La Suisse dispose d'une valeur de marché publiée (CHF 15,8 milliards), mais d'aucun chiffre sur la part des entreprises qui vendent en ligne — l'inverse de l'UE, où Eurostat compte les vendeurs sans que personne ne publie de total comparable en euros. Pour calculer le coût complet d'une boutique, partez des chiffres de votre propre projet plutôt que d'un marché moyen. Notre rapport sur le coût des boutiques en ligne montre à quoi ressemble une décomposition des coûts poste par poste, sourcée — ses tarifs viennent du marché polonais, pas suisse, à prendre donc comme exemple de méthode — et le calculateur TCO e-commerce estime le coût d'exploitation de votre boutique sur plusieurs années, pas seulement sa création.
Selon la ligne suisse d'Eurostat (tableau isoc_ec_ib20, données fournies par l'Office fédéral de la statistique), 85,5 % des personnes de 16 à 74 ans en Suisse ont acheté quelque chose en ligne au cours des 12 mois précédant l'enquête 2025, contre 83,42 % en 2023 — nettement plus que la moyenne de l'UE27, 73,56 %. Chez les 65-74 ans, la part est de 63,73 %, contre 44,38 % dans l'UE27.
L'ASSOCIATION DE COMMERCE.swiss, avec NIQ/GfK et la Poste Suisse, chiffre les achats en ligne de biens des consommateurs suisses à CHF 15,8 milliards en 2025, en hausse de 6 % par rapport à CHF 14,9 milliards. CHF 13 milliards sont allés à des commerçants en Suisse et CHF 2,8 milliards à des commerçants à l'étranger. C'est une étude professionnelle, pas une statistique officielle, et elle ne porte que sur les biens.
Mesuré : davantage de personnes achètent en ligne (85,5 % en 2025 contre 83,42 % en 2023), le marché a crû de 6 % en 2025 et les achats à l'étranger plus lentement qu'en 2024 (+8 % après +18 %), et les places de marché occupent 13 des 30 premières boutiques B2C. Prévu par les auteurs de l'étude : une croissance d'environ 5 % en 2026, une position renforcée des places de marché, le commerce piloté par l'IA dans la recherche de produits et l'achat, et un social commerce plus important, en particulier pour la génération Z.
Il n'existe pas de chiffre confirmé. Les tableaux d'Eurostat sur l'e-commerce des entreprises n'ont pas de ligne suisse, et nous n'avons trouvé aucune publication comparable de l'Office fédéral de la statistique ; nous ne donnons donc pas d'estimation.
Nous pouvons vous aider à calculer le coût et la rentabilité réels de votre boutique — à partir de vos propres données, pas de statistiques sectorielles moyennées.
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